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Candidats, salariés ou dirigeants, tous concernés par l’orthographe !

Et si soigner son orthographe était simple et tout aussi important que soigner son image ? Dans un courrier ou un CV, les fautes peuvent vite ternir l’image d’une entreprise ou d’un candidat en recherche de poste. Sur internet, une étude a même montré qu’une faute diminuait de moitié les ventes d’un site e-commerce…

Le niveau baisse-t-il ?

Selon une  étude réalisée par TextMaster, 90% des e-mails envoyés par des entreprises à leurs clients recèlent au moins une faute d’orthographe. Et les CV n’échappent pas à cette triste statistique. Les étudiants non plus, comme en témoigne le cri d’alerte lancé en 2018 par des enseignants d’université confrontés au déficit de la langue française par des étudiants en licence. Alors oui, le niveau est en baisse, puisque le dernier baromètre du Projet Voltaire révèle que seulement 49,1 % des règles d’orthographe sont maîtrisées par les Français.

Déjà de nombreuses structures s’organisent afin de proposer des séances « de rattrapage » à leurs étudiants ou salariés. Le Projet Voltaire, no 1 de la remise à niveau en orthographe, comptabilise plus de 5 millions d’utilisateurs. 3 000 établissements d’enseignement et 1 000 entreprises partenaires l’utilisent. Créé par un champion de France d’orthographe, le site Orthodidacte est également sur le même créneau avec des formations en ligne, accessibles selon différents niveaux de savoir.

Un exercice délicat pour les DRH

Si ces organismes spécialisés dans la maitrise de la langue française fonctionnent en ligne, c’est que la démarche est loin d’être facile pour une entreprise désireuse de relever le niveau d’orthographe de ses collaborateurs. Interviewé par Le Figaro, Pascal Hostachy, responsable du Projet Voltaire, raconte qu’au départ, « les entreprises ont réclamé nos services de formation pour quelques collaborateurs ciblés pour leurs lacunes, mais cette formule n’a pas fonctionné. C’est un exercice délicat car la non-maîtrise de l’orthographe peut très vite être jugée stigmatisante. Nous avons donc radicalement inversé notre démarche de management en proposant une plateforme en ligne accessible à tous les salariés des entreprises clientes. » Ainsi, face à son écran et sans être pointé du doigt, chacun peut tranquillement s’exercer à l’abri des regards… Vidéos, quiz en ligne, test de niveau… tous les supports numériques composent un ensemble d’outils ludiques, où l’apprentissage s’adapte à un rythme individuel.

Le Top 3 des fautes : comment les éviter

Au palmarès des fautes les plus courantes, la confusion entre participe passé et infinitif tient la corde. Phonétiquement les verbes du 1er groupe (finissant en « er ») se prononcent en effet de la même façon à l’infinitif et au participe passé. Il suffit pourtant de prendre ¼ de seconde, en cas de doute, en remplaçant par un verbe du 3ème groupe, qui ne termine pas par « er ». J’ai chanter ou j’ai chanté -> une hésitation ? Remplacez « chanter » par « mordre » et vous comprendrez tout de suite si le verbe est conjugué ou pas !

En numéro 2, on peut placer sans hésiter l’erreur faite entre le verbe avoir et la préposition « à » : a sans ou avec accent ? Ce n’est pourtant pas le même mot. Pour s’en assurer, il suffit là encore de conjuguer. Si l’on peut mettre « avait » à la place de « a » alors il s’agit bien du verbe avoir. Sinon, c’est bien avec accent.

Enfin, la notion entre le futur et le conditionnel est souvent floue à la première personne du singulier. Je serai ou je serais ? Seule solution, bien pratique : conjuguer la phrase à la 1ère personne du pluriel pour identifier le temps. Selon les cas, je serai ou je serais devient alors « nous serons » (futur) ou « nous serions » (conditionnel).

En conclusion, rappelons l’importance de se relire, ou se faire relire en cas de défaillance aigüe, mais également de prêter attention aux correcteurs d’orthographe intégrés dans tous les logiciels de traitement de texte. S’ils ne sont pas infaillibles, ils multiplient quand même les signaux d’alerte et détectent la plupart des erreurs courantes, comme un « s » manquant à l’adjectif, une double consonne oubliée ou une conjugaison mal écrite. Même dans un simple mail de 3 lignes, le fait de passer systématiquement le correcteur automatique avant l’envoi évite bien des fautes de frappe ou d’orthographe. Et cela ne prend que quelques secondes…

En savoir plus :

Projet Voltaire

Orthodidacte

 

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