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Chef du bonheur, c’est possible ?

bonheur au travail

Depuis 4 ou 5 ans, un nouveau métier, tout droit venu de la Silicon Valley, a fait son apparition dans les entreprises hexagonales. Happiness manager, Chief Happiness Officer (CEO) ou en bon français, responsables du bonheur en entreprise, innovation ou intox ?

Remettre de l’humain au travail, une urgence

Les années 2000 ont été marquées en France par le passage aux 35 heures. Sous couvert de RTT, les salariés, notamment les cadres, ont dû assurer la même charge de travail en moins d’heures. 20 ans après, le constat dans les entreprises n’est pas si rose. Face à une pression en constante augmentation, les employés expriment un mal-être au travail. Cela peut déboucher sur un burn-out, voire à l’extrême par un suicide sur les lieux de travail.

La fabrique Spinoza, think-tank sur le bonheur citoyen, a publié « Les deux France du Bonheur au travail » et publie des chiffres alarmants : 1 salarié sur deux ressent du stress ou de la fatigue au travail et un quart s’ennuie au travail (26%-bore out). De nombreux collaborateurs ne trouvent pas de sens (44% -brown out) ou se sentent en situation de surmenage ou burn out (24%).

Certaines entreprises -Danone, OVH, AlloResto, Boiron- ont donc franchi le pas et recruté des happiness managers.

L’objectif est de prendre en compte les attentes des salariés et d’organiser au mieux leurs conditions de travail pour qu’ils puissent s’épanouir au sein de la structure. On parle désormais de bonheur ou de bien-être au travail. La bienveillance est devenue furieusement tendance, ainsi que l’empathie ou la communication non-violente. Cette recherche d’épanouissement va bien au-delà des prérogatives d’un CHSCT qui veille à la sécurité et à la prévention des maladies professionnelles. Non, il s’agit bien de prendre en compte l’individu et son bien-être, qu’il s’épanouisse dans son travail afin qu’il déploie son énergie et sa créativité. Autre argument en faveur du bonheur au travail : favoriser le recrutement de nouveaux talents, attirés par la qualité humaine de la structure.

Quelles sont les missions d’un CEO ?

Selon la taille de l’entreprise, ses tâches sont multiples. Il peut organiser des petits déjeuners et des sorties entre collègues afin de favoriser le lien social et le dialogue. Il peut aussi aménager une salle de repos, mettre en place un service de conciergerie, proposer l’accès à des activités axées sur le développement personnel (yoga, mindfullness, massage, sophrologie…). En fait, il doit entretenir une ambiance de travail positive, développer la communication interne, favoriser le télétravail, etc.

 

Les prérequis du bonheur

Pour que cela fonctionne, la démarche doit être portée par la direction. Si le dirigeant n’est pas convaincu ou ne met pas les bons moyens en face, cela restera une opération de communication. Celle-ci sera plutôt néfaste pour les salariés car source de frustration. Le bien-être au travail passe par la transparence, le dialogue, la communication interne. Il ne doit surtout pas être envisagé comme un moyen de pression supplémentaire.

C’est au happiness manager de veiller au respect de ces valeurs, en évitant de travailler seul dans son coin. Il forme une équipe autour de lui, un groupe de plusieurs personnes représentatives de toutes les fonctions de l’entreprise. Il va échanger avec elles, réfléchir, élaborer des propositions. Avant toute action, il prendra soin de questionner les salariés, de tous échelons, sur leurs attentes, leur mal-être au travail éventuel, leurs envies de changement, leurs blocages. Identifier les freins afin de changer l’organisation, au bénéfice de l’épanouissement du plus grand nombre.

 

Salariés heureux, salariés performants

Au bénéfice de l’entreprise aussi car bien sûr, la démarche n’est pas tout à fait gratuite. Toutes les études montrent qu’un collaborateur satisfait est plus rentable : les salariés heureux sont 12 % plus productifs (source : Université de Warwick) et 10 fois moins malades que les autres (source : iOpener Institute for People and Performance found). Des chiffres qui font réfléchir les dirigeants ! Sachant qu’on enregistre en moyenne plus de 16 jours par an d’absentéisme dans notre pays, selon la dernière étude Ayming-TNS Sofres, le bonheur au travail est donc une réelle source de performance économique.

Rendre les salariés plus créatifs, plus efficaces, plus fidèles aussi, attirer de nouveaux talents tout en favorisant la qualité relationnelle au travail… un vrai challenge pour le « chef du bonheur » mais un beau défi humain !

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