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Comment le management peut-il développer la résilience en entreprise ?

management et résilience

management et résilienceÀ vrai dire, nous n’avons pas de réponse toute faite à cette question et le débat reste ouvert. Si nous posons cette interrogation, c’est que le concept de résilience a été largement démocratisé depuis la crise sanitaire et semble être un bon levier pour adapter l’entreprise à ces bouleversements sociétaux.

Rebondir après un choc

Si ce concept fut médiatisé ces dernières années par les travaux du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, qui a formulé ainsi l’aptitude d’un individu à se reconstruire après avoir subi un traumatisme, la résilience vient pourtant des sciences physiques. Elle désigne la capacité d’un métal à retrouver sa forme initiale après un impact. Le sens est là : être capable de rebondir, d’absorber le choc et de réagir positivement.

Comme le décrit très bien Jean-Marc Bonnet dans sa minute optimiste consacrée à la résilience, il ne s’agit pas de gommer le malheur, il s’agit de « faire avec », de l’intégrer pour s’engager dans une nouvelle direction d’une manière constructive.

La résilience peut donc s’appliquer à des individus, des groupes et à des organisations. Face aux nouveaux défis climatiques et environnementaux, le Département de la Gironde, par exemple, a lancé dès 2019 sa politique de résilience territoriale afin d’anticiper les risques, les identifier et se mettre en capacité de s’adapter dans la durée. De la même manière, les entreprises peuvent intégrer ce concept dans leur façon de fonctionner. Le confinement brutal de mars 2020, la nécessité d’instaurer le travail à distance, la mise en place des règles sanitaires contraignantes, sans parler de la perte de chiffre ou de l’arrêt de l’activité pour certaines, ont été de vrais traumatismes. Certes la majorité des structures ont su réagir rapidement et ont fait preuve d’un grand sens d’adaptation mais la crise dure.

Intégrer la résilience dans son management

Comment, alors, « faire avec » ? Sarah Fournier, Dirigeante des agences ProActif de Saintes (17) et de Mérignac (33), le constate quotidiennement dans ses relations avec les entreprises lors de demandes de recrutement ou de travail temporaire. « Nous devons préparer chaque salarié à vivre avec de nouvelles incertitudes. Dans la dernière décennie, toutes les organisations ont réfléchi à leur vision et ont élaboré des stratégies à moyen et long terme. Désormais, c’est impossible. Quelle planification peut-on déployer, sur quoi s’appuyer ? Ces questions modifient fondamentalement le rôle du manager car il doit préparer ses équipes à affronter de nouveaux chocs, et à se projeter dans l’avenir malgré le manque de réponses ou de stabilité. C’est un vrai défi, qui commence par accepter que plus rien ne sera comme avant, dans de nombreux domaines : les conditions de travail, les relations avec les collègues, le niveau de l’activité, etc. »

Écouter, coconstruire, admettre l’erreur…   

Le management résilient s’appuie sur plusieurs pratiques : puisque le choc est là, il faut d’abord permettre aux collaborateurs d’exprimer leurs sentiments négatifs, leurs craintes et leurs ressentis. Cette écoute active et bienveillante est un premier pas pour verbaliser le traumatisme et pouvoir aller de l’avant. Avec la prise en compte de sa parole, l’individu est davantage sécurisé et mis en confiance.

L’autre levier de résilience passe par la réflexion collective. Le fait de co-construire, d’imaginer en groupe de nouvelles solutions pour faire face à l’incertitude, place chacun dans une dynamique positive et valorisante. On ne gomme pas les interrogations, on les affronte ensemble sans les occulter. Le manager développe l’entraide, qui soutient l’individu. Quant aux orientations choisies, elles peuvent comporter un droit à l’erreur, qui favorisera également l’adaptation des salariés. En leur demandant d’être agiles, proactifs et responsables, le manager doit aussi accepter une part de risque, y compris pour lui-même. Il n’a pas de perspective à long terme, il ne sait pas comment atteindre les objectifs ? Il le dit à ses équipes. Le management résilient instaure une communication ouverte et transparente.

Ces dispositifs s’anticipent. Sans attendre la prochaine crise, l’entreprise peut déjà analyser ses méthodes et erreurs passées, tenter de les améliorer, insuffler de l’agilité dans les rouages. Elle doit également mettre en place des canaux de communication réactifs, et bien sûr accompagner ses managers dans cette nouvelle voie. Ce que fait Sarah Fournier auprès de ses équipes et clients : « La seule manière d’agir est de le faire au présent. Le passé nous apprend. Le futur ne doit pas refléter nos peurs, mais nos agissements au quotidien qui nous rendent sereins et agiles. Cela passe par un état d’esprit positif en s’allégeant de la négativité ambiante. Je maintiens cette positivité aussi bien auprès des entreprises que nous accompagnons que de nos équipes en interne. Il y a toujours des solutions dans toute situation, même si parfois elles ne sont pas visibles au premier coup d’œil. Il faut apprendre à avancer pas à pas, à court terme, en se réjouissant de petites victoires. »

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Un livre blanc à télécharger sur le sujet : Le guide du manager pour gagner en résilience

 

 

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