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Des horaires de travail flexibles rendent l’entreprise plus attractive

horaires flexibles

horaires flexiblesCertes les outils numériques constituent parfois un vrai fil à la patte du salarié qui ne peut déconnecter lorsqu’il rentre chez lui. Mais à l’inverse, ils procurent également une réelle souplesse pour concilier vie privée et vie professionnelle.

Le blurring, nouvelle tendance d’organisation du travail

La fameuse génération « Z », née à partir des années 2000, est aussi définie par les 4 C. Communication, Collaboration, Connexion et Créativité. Autant dire que ces jeunes, en arrivant dans le monde professionnel, attendent de leur entreprise des usages digitaux agiles et réactifs. Dans le sillage de leurs ainés, qui ont déjà bien commencé à flouter les frontières, ces néo-travailleurs vont faire tomber les cloisons au profit d’une liberté assumée. Utiliser les moyens numériques pour gérer sa vie perso pendant la journée de bureau et travailler de chez soi.

Ce nouveau phénomène porte un nom : le blurring, qui vient du verbe anglais « to blur » : flouter, effacer. Il illustre cette réalité vécue en majorité par les cadres : la porosité entre vies professionnelle et personnelle. Mais cette souplesse peut être à la fois revendiquée et subie.

Les horaires flexibles sont bien vus

Le groupe Malakoff Médéric a mené une enquête sur la qualité de vie au travail en France en 2017. Ses résultats montrent que 45 % des salariés interrogés font la corrélation entre horaires plus flexibles, bien-être et productivité. Les moyens mis à disposition par l’entreprise — smartphone, tablettes, connexion sécurisée depuis chez soi, etc. — permettent au collaborateur de mieux jongler entre les exigences d’un projet à plusieurs et ses contraintes familiales.

Ces pratiques vont dans le sens d’une plus grande autonomie des équipes. Plébiscitées par les salariés, elles se développent très largement, toujours dans l’optique d’augmenter l’agilité de la structure. Qu’il s’agisse du télétravail et de l’essor du travail collaboratif, le maître mot c’est la souplesse, qui donne à chacun les possibilités de gérer ses missions selon ses capacités ou ses besoins. Choisir de venir au bureau plus tôt pour éviter les embouteillages ou parce qu’on est plus performant à 7 h du matin, pratiquer le home-office un jour par semaine, tenir une réunion téléphonique à plusieurs de chez soi, etc.

Être joignable à tout instant, est-ce souhaitable ?

Le pendant de cette hyperconnexion est connu, c’est une sollicitation permanente de consulter ses mails ou sms pros à toute heure, week-end compris. Avec, à la clé, la tentation d’y répondre puis de regarder le message de retour, etc… Le smartphone étant trop souvent à portée immédiate de la main !

Fait remarquable, la France fut le premier pays au monde à formaliser le droit à la déconnexion, inscrit dans le Code du travail (article L.2242-8) suite à l’adoption de la loi n° 2016-1088 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels. Depuis le 1er janvier 2017, les entreprises de plus de 50 salariés doivent respecter le dispositif de droit à la déconnexion.

Si l’intention est louable et fournit un cadre aux entreprises comme aux salariés, les faits montrent une réalité plus contrastée. Dans un sondage IFOP en 2017, 78 % des cadres affirmaient consulter leurs mails et SMS professionnels pendant leur temps libre.

Une souplesse… encadrée

Ces mutations passent bien sûr par des équipements numériques performants et sécurisés, mais aussi par un management adapté. Accepter des frontières plus floues tout en fixant des règles de fonctionnement clairement établies :

–  Disparité des horaires, oui, pour les postes éligibles à cette mobilité. Mais en conservant des zones de collaboration et de rencontres communes. N’oublions pas que la vie au bureau ou les 5 minutes passées à la machine à café participent au bien-être des salariés, à la transmission des objectifs et des valeurs de l’entreprise, à la communication interpersonnelle également.

– Installer avec un accès à distance un emploi du temps partagé, où chacun pourra consulter les disponibilités de l’autre pour une éventuelle réunion.

– Penser à former toutes les personnes concernées à la prise en main des outils digitaux.

Et enfin ne pas confondre blurring et disponibilité du collaborateur 24/24H… 

En savoir plus :

Comprendre le droit à la déconnexion

 

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