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Et si l’on parlait reconversion professionnelle ?

reconversion professionnelle

reconversion professionnelleDepuis plus d’un an, la pandémie et ses multiples répercussions sur les entreprises ont largement modifié le monde de l’emploi. Baisse d’activité, fermetures administratives, télétravail, secteurs essentiels ou non… confrontés à l’incertitude, voire à la perte de sens de leur travail, de nombreux salariés rêvent à une nouvelle trajectoire professionnelle.   

Association sous tutelle du ministère en charge de la Formation professionnelle, Centre Inffo vient de publier son 2e baromètre portant sur la formation et l’emploi en 2021. L’analyse est édifiante : « sur les 1600 actifs interrogés, une personne sur deux pense faire le même métier mais pas forcément de la même manière (48%), un chiffre en hausse de 6 points par rapport à l’année dernière et qui démontre l’importance de la formation professionnelle continue dans l’accompagnement de la vie professionnelle des actifs. In fine, c’est près de la moitié des actifs qui pensent changer d’emploi à plus ou moins long terme (49%) et un tiers (33%) qui pensent changer d’emploi dans les deux ans à venir. »

Télécharger la 2e édition du Baromètre de la formation et de l’emploi et le focus sur la reconversion professionnelle

Mener son étude de marché personnelle

Alternance, montée en compétences, réorientation, dans tous les cas l’évolution passe par la formation, mais avant tout par une analyse personnelle. C’est le constat que fait Sarah Fournier, dirigeante de ProActif, qui reçoit de nombreux candidats en recherche de nouvelles opportunités professionnelles. « Nous les accompagnons dans leur démarche de reconversion, et pour cela, l’intérim est un excellent moyen de tester ses envies en situation réelle. Avant tout, nous encourageons les personnes à se poser les bonnes questions : qu’est-ce que je veux faire, quel secteur d’activité ou type d’emploi m’intéresse, suis-je mobile géographiquement, suis-je prêt à me former, le marché est-il porteur, etc. ? »

Une fois cette analyse effectuée, le travailleur doit se renseigner sur les différentes mesures mises en place pour favoriser la réorientation. Elles varient selon les catégories de travailleurs : les actifs, les demandeurs d’emploi, les personnes démissionnaires, etc.

Aides à la reconversion : les dispositifs sont nombreux

Dès la rentrée 2020, conscient des enjeux d’accompagner entreprises et salariés sur la voie du changement, le gouvernement engage un plan de relance massif de l’économie de 100 milliards d’euros, dont 400 millions pour soutenir la reconversion professionnelle.

Concernant les actifs, il existe 4 types d’aides à la reconversion permettant le maintien de salaire lorsque l’on est en poste :

– Utiliser la somme cumulée sur son Compte Personnel de Formation ou CPF. Chaque année, le salarié à temps plein cumule 500 € sur ce compte avec un plafond à 5000 €, ou 800€ pour un salarié non qualifié (avec un plafond de 8000 €).

Déclencher le CPF de Transition Professionnelle (ancien CIF), avec l’accord de son employeur.

– Faire appel au Plan de Développement des Compétences ou PDC, à l’initiative de l’employeur qui souhaite former ses employés à de nouvelles compétences, utiles au développement de sa structure.

– Enfin, le Pro – A (Reconversion ou promotion par l’alternance), qui a pour objectif de favoriser l’évolution des salariés dont la qualification est insuffisante pour garantir le maintien de leur emploi.

En janvier 2021, le gouvernement a renforcé ces mesures avec Transitions collectives (Transco). Ce nouveau dispositif permet aux employeurs d’anticiper les mutations économiques de leur secteur et d’accompagner les salariés à se reconvertir.

En savoir plus sur Transco

Les demandeurs d’emploi, et dans certains cas les démissionnaires, ont également accès à des financements pour favoriser leur reconversion et mener à bien leur nouveau projet professionnel. Selon les situations, Pôle Emploi peut verser des indemnités, financer des formations et/ou proposer un accompagnement personnalisé.

Les secteurs qui recrutent

Certains secteurs ont enregistré de fortes demandes de recrutement liées à la crise sanitaire : la santé, l’agriculture, l’agroalimentaire, le transport, la logistique, l’aide à la personne, le numérique, les télécommunications, etc.  Le domaine de l’énergie et de l’environnement est également très porteur. Sarah Fournier a ainsi repéré une nouvelle formation mise en place par l’AFPA : ouvrier du Génie écologique. « Ce sont des débouchés très récents, qui visent à professionnaliser le collectage des macro-déchets, la surveillance et l’entretien de sites classés, protéger et mettre en valeur nos patrimoines naturels et géologiques… Ces nouveaux métiers attirent car ils sont porteurs de sens, en relation avec la santé, le bien-être et la nature ». L’Afpa enregistre également une forte demande pour les métiers manuels. Électriciens, plombiers, réparateurs de vélo redeviennent tendance, répondant à une recherche de proximité et de lien social.

L’exemple de Sylvain, de la vente à la com’

Dans sa promo, Sylvain Nassiri est plus âgé que la moyenne des étudiants. À 26 ans, il s’est donné les moyens de choisir sa vie. Après un cursus BTS management des unités commerciales et 6 ans d’expérience dans la vente, il décide de changer de voie. « J’ai travaillé dans des boutiques de prêt-à-porter, de décoration, de fournitures de bureau. Mais au fond de moi, j’ai toujours été attiré par la communication. Pendant longtemps, je n’ai pas osé reprendre mes études. Mais je ne me voyais pas faire toute ma carrière dans la vente. »

Alors Sylvain passe à l’action et se débrouille seul. Il cherche d’abord une école de communication proposant un parcours en alternance, afin de financer ses études. Ce sera l’Idaic, à Poitiers. Puis il envoie des CV partout. Fimeco, cabinet d’expertise-comptable, le reçoit et valide sa candidature. « L’alternance est vraiment un bon système pour tout le monde. Le rythme hebdomadaire est de 2 jours à l’école et 3 jours en entreprise. Fimeco finance mes études et me verse un salaire, calculé selon un barème qui prend en compte le niveau de diplôme et l’âge. Ils me forment mais ils bénéficient aussi de mon travail et de mon expérience passée. »

Dans sa classe, Sylvain n’est pas le seul dans son cas. « Une étudiante vient du tourisme, un autre travaillait dans une jardinerie… Par rapport aux jeunes qui sortent du lycée, nous n’avons pas la même vision du monde du travail, nous sommes plus réalistes et déterminés. La crise complique tout mais lorsqu’on est motivé, on trouve des solutions. »

 

 

 

 

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