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Quelques astuces pour éviter les fautes d’orthographe les plus courantes

fautes d'orthographe

orthographe au travailLes fautes d’orthographe qui fleurissent parfois dans les mails et les écrits professionnels sont dévalorisantes pour leur émetteur comme pour l’entreprise qui les emploie. Ce n’est pas une fatalité ! Une formation, la relecture systématique, l’usage des correcteurs… et nos conseils pour éliminer les erreurs les plus fréquentes peuvent vous aider.

Maîtriser l’orthographe : un critère qualitatif pour l’embauche et l’emploi

L’orthographe est un sujet sensible en France, qu’il faut pourtant désacraliser. Car une chose est sûre : nous faisons tous des fautes d’orthographe à un moment ou à un autre. Le doigt qui « fourche » sur le clavier, une erreur de conjugaison ou d’accord, un oubli sur la manière d’écrire un mot, une correction que l’on ne répercute pas forcément dans le reste de la phrase… ou tout simplement parce qu’on est fâché avec l’orthographe depuis le collège et que rien n’y fait. Et cela n’empêche pas de réussir sa vie professionnelle !

Une fois posé ce constat, on remarque que les entreprises accordent de l’importance au sujet, comme le révèle l’étude Ipsos commanditée fin 2021 par le Certificat Voltaire, organisme spécialisé dans la formation sur la langue française. Les résultats sont sans équivoque :

« Pour 86 % des recruteurs, la maîtrise de l’expression écrite et orale et de l’orthographe par leurs collaborateurs est fondamentale. Et 76 % des employeurs se trouvent confrontés quotidiennement aux lacunes de leurs équipes, avec des répercussions très importantes sur leur crédibilité et leur efficacité professionnelle, et par conséquent sur la réputation, la productivité et même la performance financière des entreprises. »

Conjugaisons, accords, fautes de frappe ou d’inattention. Que ce soit un simple mail ou un courrier plus long, l’image de marque de la structure émettrice peut vraiment pâtir des carences orthographiques de ses salariés.

Pour palier ce problème (vous remarquerez ici qu’on évoque déjà une faute très courante : on ne dit pas palier à, mais palier quelque chose…), les services RH n’hésitent plus à proposer des formations à leurs collaborateurs. Adaptées à leurs niveaux, à l’image des programmes Français Langue étrangère (FLE) du CNED, le certificat CléA pour posséder des connaissances et compétences indispensables dans 7 domaines fondamentaux dont la communication en français, ou bien le projet Voltaire cité ci-dessus. Le point le plus délicat est d’identifier les carences éventuelles des salariés, de les déculpabiliser tout en leur donnant envie de s’améliorer.

Quel que soit le cursus (encore une erreur courante : quel que soit s’écrit toujours en 3 mots, et s’accorde en genre et en nombre. Par exemple : quelles que soient les circonstances…), il ne s’agit pas de stigmatiser le salarié. Mais bien de lui apporter des éléments concrets destinés à développer son employabilité et sa compréhension de son environnement professionnel. Pour l’employeur, ces formations sont un levier pour améliorer la qualité des échanges internes et externes de l’organisation avec tous ses publics.

Le TOP 4 des fautes d’orthographe que l’on peut facilement éviter

a ou à ?

« a » est la conjugaison du verbe avoir à la 3e personne du singulier au présent. Exemple : il a mal.

« à » est une préposition, c’est-à-dire un mot invariable qui sert à introduire un autre mot. Par exemple : il va à Paris.

On peut trouver les deux formes dans une phrase : Il a mal à la tête.

Astuce : comme c’est un son identique à l’oral, en cas de doute, il suffit d’essayer de conjuguer le « a » à la 1ère personne du pluriel : si l’on peut dire « nous avons », il s’agit bien du verbe avoir qui s’écrit sans accent. Par exemple : nous avons mal à la tête.

Ou / où :

Ce n’est pas du tout le même mot, ni la même fonction :

Ou exprime un choix : soit l’un, soit l’autre.

désigne un lieu, un endroit.

Astuce Pour trouver quelle forme utiliser, tentez de remplacer « ou » par « ou bien ». Si c’est possible, alors nous parlons bien d’un choix donc ce sera « ou » sans accent.

Verbe au participe passé / infinitif :

Cette erreur est certainement la plus répandue ! La confusion vient là aussi de l’oral car l’infinitif des verbes du 1er groupe (terminant en -er) et leur forme au participe passé se prononcent avec le son « é ».

Il est malheureusement fréquent de lire dans un mail : « le courrier que vous avez envoyer », ou encore « je peux géré ce dossier », etc.

Astuce. C’est imparable : lorsque vous avez une hésitation, remplacer le verbe par un autre infinitif, en le prenant dans les verbes du 3e groupe qui ne terminent pas par « er ». Comprendre, finir, saisir… sont parfaits pour cela !

Dans nos exemples précédents, on remplace « envoyer « par « saisir » et l’on voit bien qu’il faut mettre le verbe au participe passé.

le courrier que vous avez envoyer (saisir ? NON – saisi ? OUI) -> le courrier que vous avez envoyé.

je peux géré (fini ? NON – finir ? OUI) ce dossier -> je peux gérer ce dossier.

Futur / conditionnel

Le conditionnel exprime une condition, un souhait, une volonté sous réserve de ; le futur indique une action qui va se faire. Le problème souvent rencontré concerne l’orthographe à la 1ère personne du singulier : « Je serai » ou bien « je serais » ?

La première règle à retenir est que le futur ne prend pas de « s » final : je serai.

Dans l’autre cas « je serais », c’est du conditionnel.

Astuce : Là aussi, pour ne plus vous tromper, vous pouvez conjuguer à la 1ère pers. du pluriel : je serai = nous serons / je serais = nous serions.

Demain, je serai parti -> demain, nous serons partis : FUTUR

Si j’étais bien portant, je ferais le voyage -> si nous étions bien portants, nous ferions le voyage : CONDITIONNEL. 

Dans tous les cas, au-delà de ces astuces, il existe des aides à portée de main : tous les logiciels de traitement de texte et de messagerie comportent des correcteurs. Ne négligez pas les signaux d’alerte qu’ils vous envoient, ils ont en général raison d’attirer votre attention ! Insistez également sur la relecture : cela prend quelques minutes, mais permet bien souvent de rectifier un problème de frappe ou une faute malencontreuse. Nous le savons tous, ces erreurs sont préjudiciables à la qualité du message et à son impact. Alors, allez-vous changer (changé ?) vos habitudes ? Remplacez « changer » par « mordre » et vous comprendrez tout de suite comment écrire cette phrase de la bonne manière !

Aller plus loin sur le sujet :

Télécharger l’étude Ipsos pour certificat Voltaire : https://www.projet-voltaire.fr/enquetes/ipsos-certificat-voltaire/

Certification Voltaire : https://www.certificat-voltaire.fr/

Dossier Akto sur illetrisme et compétences de base :https://www.akto.fr/illettrisme-competences-de-base/ et la certification clea : https://www.akto.fr/certifications/clea/

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