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Comment détecter la fatigue professionnelle ?

fatigue professionnelle

fatigue professionnelleIl y a des attitudes qui alertent sur la fatigue professionnelle : un absentéisme anormal, une irritabilité ou agitation exacerbée, un repli sur soi, une perte de motivation… avant d’arriver à une situation extrême. Il faut prêter attention à ces signaux négatifs et sans doute dialoguer avec le salarié pour évaluer son degré de mal-être.

L’encadrement ou les collègues peuvent repérer les signes inquiétants

C’est une histoire banale, malheureusement assez répandue. Monsieur X rentre de weekend ou de vacances, sans avoir l’impression d’avoir récupéré. Il n’a pas « rechargé » ses batteries. Il va au bureau sans conviction et sans réussir à prendre son poste avec plaisir ni éprouver de satisfaction dans ses missions. Monsieur X devient même cynique et échange moins volontiers avec ses collègues. Trainant sa fatigue en permanence, le salarié mobilise plus d’énergie que nécessaire pour accomplir de simples tâches. Par conséquent, cette accumulation débouche le plus souvent sur un désengagement généralisé. S’ajoute aussi un retard dans son travail et une perte de performance. L’indicateur le plus objectif est probablement le taux d’absentéisme. Car l’épuisement mental ou émotionnel génère fréquemment des troubles physiques, voire une hausse des accidents corporels.

Les collègues sont souvent les mieux placés pour repérer un changement d’attitude dans la durée. En effet, si un salarié reste distant ou fuyant plusieurs jours, ses collègues vont essayer d’en savoir plus. Peut-être est-ce dû à une simple mauvaise passe, ou à des problèmes personnels ? Ou s’agit-il d’un mal-être persistant lié aux conditions de travail, à la pression trop forte, à une charge excessive, à des transformations mal vécues ? A contrario, un manque de solidarité entre collègues peut également conduire à accentuer cet isolement.

Tous ces signes incitent à la vigilance, en étant plus que jamais à l’écoute. Car au final, la motivation et l’engagement professionnels du collaborateur sont largement entamés…

Les actions préventives contre l’épuisement professionnel

La direction a sa part dans la prévention de la fatigue professionnelle. En effet, des actions de communication interne seront utiles pour sensibiliser les salariés à la détection de signaux d’alerte sur ce sujet. En interne toujours, l’employeur veillera à ménager des temps de convivialité entre les équipes, ou proposer des séances de sport, de yoga, de relaxation au sein même des locaux. Des moments différents, pour diminuer la pression et favoriser la qualité de vie au travail.

Plus que tout autre, le manager a bien sûr son rôle à jouer. Pour atteindre ses objectifs, sa responsabilité est de placer ses collaborateurs dans de bonnes dispositions et d’être attentif à leur épanouissement. Lorsqu’il repère une perte de motivation, son premier réflexe doit être d’écouter. En fonction de ces échanges, il peut modifier la charge de travail différemment selon les capacités de chacun. Il a aussi la possibilité de ménager des marges de manœuvre ou d’autonomie qui donneront plus de souplesse à l’accomplissement des missions, en diminuant la pression et éviter d’arriver jusqu’au burn-out. Et bien sûr, maintenir le dialogue en organisant des points réguliers avec le salarié.

Dernier levier à privilégier afin d’entretenir la stimulation : manifester de la reconnaissance vis-à-vis des succès ou des progrès réalisés, y compris auprès de collaborateurs discrets qui n’extériorisent peut-être pas leurs états d’âme, mais ont tout autant besoin de retours positifs.

Enfin, les entretiens annuels et entretiens professionnels sont autant d’occasions privilégiées de contrôler l’engagement du salarié. Ils permettent de vérifier régulièrement l’adéquation -ou la distorsion- entre les envies, les compétences, les possibilités de progression du collaborateur au regard des besoins de l’entreprise. Ces entretiens conduisent directement vers l’un des leviers de lutte très efficaces contre l’épuisement professionnel, à savoir la formation professionnelle. Parce qu’elle donne des clés d’évolution au salarié, elle ouvre de nouvelles perspectives et participe au maintien de sa motivation.

En savoir plus sur l’épuisement professionnel…

De nombreux outils de mesure ont été mis au point et sont actuellement utilisés pour détecter la fatigue professionnelle : le Maslach Burnout Inventory (MBI), le Copenhagen Burnout Inventory (CBI), le Burnout Measure, le Oldenburg Burnout Inventory…

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