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Hier, aujourd’hui et demain… chez ProActif

évolutions

S.Fournier ProActifLa crise sanitaire n’en finit pas de bousculer le monde professionnel. Aux premières loges pour observer les évolutions perceptibles chez les employeurs comme chez les candidats, Sarah Fournier, fondatrice des agences ProActif de Mérignac (33) et Saintes (17) partage son ressenti.

– Le 16 mars 2020, que se passe-t-il pour l’intérim ?

Sarah Fournier : 90 % de notre activité s’est stoppée net ! Que ce soient les missions de travail temporaire dont il a fallu gérer les arrêts brutaux et les recrutements qui étaient suspendus sans espoir à donner aux candidats. Nous étions comme tout le monde dans la sidération. Soutenir, expliquer l’inexplicable, observer, s’informer, échanger, agir, ont été des postures quotidiennes pour avancer. D’autant que chaque heure, nous avions des informations différentes. Naviguer entre l’urgence d’attendre et la prise de décision, aussi infime soit-elle était pour moi une nécessité.

L’appui et l’organisation d’acteurs économiques et associatifs comme la CGPME, Prism’emploi et Fimeco ont été d’une grande aide.

– La situation est-elle restée bloquée pendant les 2 mois du confinement ?

S.F. 3 jours après, nous avions les premières demandes qui arrivaient. Quelle joie d’appeler les premiers intérimaires pour proposer un poste dans le contexte comme nous vivions !

Au-delà de certains intérimaires qui étaient paniqués à l’idée de sortir de chez eux, nous avons pu remettre en place quelques contrats crescendo dans les secteurs du nettoyage, du transport et l’agricole qui lui perdurait d’ailleurs. Les recrutements en CDI qui étaient gelés pour la plupart ont repris fin avril. Ils se sont s’intensifiés durant tout l’été. Garder les compétences fut majeur dans cette tempête. Ce que beaucoup d’entreprises ont compris pour se préparer à agir vite et bien pour cette reprise de la “belle endormie”. Pour les entreprises dubitatives, l’intérim a constitué une bonne solution pour assurer la continuité. Dès le mois de juin, nous avons repris une activité quasi normale.

Ça, c’était hier. Et aujourd’hui ?

S.F. Depuis début octobre, nous ressentons un ralentissement de demandes temporaires. À l’heure où je vous parle, la région bordelaise est classée en zone rouge et beaucoup craignent un reconfinement. Bien sûr, certains secteurs comme l’aéronautique, l’évènementiel, les CHR sont fortement impactés, mais d’autres activités, entreprises ont su rebondir ou renforcer leur positionnement.

– Dans ce contexte, comment projetez-vous l’activité de ProActif ?

S.F. Personne ne peut prédire ce que sera demain ! Je considère que la seule manière d’agir est de le faire au présent. Le passé est passé et nous apprend. Le futur ne doit pas refléter nos peurs, mais nos agissements au quotidien qui nous rendent sereins et agiles. Cela passe par un état d’esprit positif en s’allégeant de la négativité ambiante. Je maintiens cette positivité aussi bien auprès des entreprises que nous accompagnons que de nos équipes en interne. Il y a toujours des solutions dans toute situation, même si parfois elles ne sont pas visibles au premier coup d’œil.

Avoir confiance, traverser les épreuves, apprendre à se relever encore et encore comme un gymnaste sur sa poutre, observer, analyser et agir au bon moment, permet de rebondir et de trouver l’équilibre qui est sien. Proactif et ses équipes continuent leurs activités dans une collaboration soudée. J’en profite pour les remercier. En effet, l’été nous a demandé beaucoup de volonté, de compréhension et de cohésion pour retrouver cet équilibre.

– Voyez-vous des signaux encourageants ?

S.F. Oui car chez ProActif, nous accompagnons également les personnes dans leur projet de reconversion. En ce moment, profitant du répit dû au chômage partiel, les OPCO mettent en place des dispositifs pour aider les salariés à se former. À noter aussi la Semaine de l’évolution professionnelle, organisée du 12 au 16 octobre 2020 par le réseau des CIBC et de l’APEC. Cet évènement propose 60 webinars animés par des experts. Ils sont accessibles gratuitement et destinés aux salariés du secteur privé et aux travailleurs indépendants. Toutes ces mesures vont dans le bon sens pour orienter vers des métiers d’avenir. La transformation des entreprises est une réalité, il faut se former à de nouveaux outils. Une enquête menée en septembre 2020 par opinionway en Nouvelle-Aquitaine montre que 57 % des salariés interrogés constatent des changements dans leur métier actuellement (contre 55 % en février 2020). Et pour 85 % d’entre eux, la crise du coronavirus a fait évoluer les compétences requises pour exercer leur profession. Chacun est donc bien conscient de l’importance de la formation pour s’adapter aux mutations que nous connaissons et qui vont s’accélérer.

Je note aussi que le plan de relance de 1 milliard d’euros, récemment décidé par le gouvernement, a pour objectif de faciliter les parcours de reconversion des actifs. Un exemple : dans ce plan, l’État pourra abonder un CPF de salarié ou de demandeur d’emploi lorsque les formations seront dirigées vers des secteurs porteurs. C’est un dispositif très favorable pour sécuriser les évolutions professionnelles. Chez ProActif, nous sommes très attentifs à la notion de projet de vie. L’important est que chacun s’épanouisse dans son travail. Dans ce but, nous mettons tout en œuvre pour organiser une rencontre réussie entre les attentes d’un employeur et les aspirations d’un candidat.

 

 

 

 

 

 

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