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Le travail temporaire, bon pour l’emploi, bon pour l’entreprise

interim travail temporaire

L’intérim a longtemps souffert d’une image peu qualitative. Précarité pour les salariés, main d’œuvre peu qualifiée pour les entreprises… et si on faisait un point sur ces (fausses) idées reçues ?

Dans les locaux de ProActif Mérignac ou Saintes, les témoignages convergent : le travail temporaire, ça ne s’improvise pas ! « Notre mission est de trouver une solution aussi bien à l’entreprise utilisatrice qu’au salarié intérimaire à l’instant T ; affirme Sarah Fournier, fondatrice de ProActif. Et cette notion d’instant T est primordiale dans notre métier. Nous intervenons souvent dans l’urgence. Lorsqu’un dirigeant nous appelle, il est face à une situation imprévue : une absence de collaborateur ou un surcroit de travail non anticipé. Pour lui, le personnel temporaire est la réponse adaptée, à condition pour nous de savoir lui fournir la bonne personne au bon poste, et qu’il soit capable de l’intégrer. »

Souplesse côté employeur… et intérimaire

Comment réussir cette intégration justement alors qu’on accueille, encore une fois dans l’urgence, une personne qui ne connait pas le poste, les méthodes ni l’entreprise ? « Un client a un besoin et nous appelle. Dans la mesure du possible, nous nous déplaçons sur site pour évaluer l’environnement et les conditions de travail, les équipes en place », explique Marine Sicart, chargée du travail temporaire au bureau de Mérignac. « Nous sommes vigilants et attentifs avant d’envoyer une personne dans une entreprise. Cette visite nous permet de qualifier la demande pour mieux y répondre. Le travail temporaire est une rencontre à chaque fois entre une structure et un individu. Notre mission, c’est de réussir cette mise en relation dans l’intérêt des deux parties ! » Un des facteurs de succès est éventuellement les dispositifs préalablement mis en place par l’entreprise pour intégrer le nouveau salarié. Livret d’accueil, tutorat… ces moyens sont efficaces pour favoriser le bon déroulement de la mission temporaire.

Côté intérimaire, arriver dans une structure inconnue à chaque fois et s’y adapter requiert souplesse et réactivité. « Certains apprécient ça justement ; note Marine. Ils ne veulent pas dépendre d’un seul patron et recherchent la diversité des missions. »

Une opportunité dans un parcours professionnel

Ces intérimaires « permanents » ne forment pas la majorité des effectifs. Pour beaucoup, le travail temporaire est un tremplin vers l’emploi et vers de nouvelles orientations. Marine : « Ici, chez ProActif, nous recevons chaque intérimaire en face à face. Nous accordons une grande importance au contact humain. Cet entretien nous permet de comprendre le parcours de la personne, ses envies. C’est aussi l’occasion de lui proposer des formations lorsque c’est possible. C’est une manière à éventuellement le diriger vers une entreprise qui a des besoins spécifiques. » Marine a souvent vu des intérimaires qui y voyaient plus clair après une mission. « Le travail temporaire est idéal dans ce cas : la personne effectue plusieurs missions dans différentes entreprises ou secteurs d’activité. Elle valide ainsi ses attirances, ses freins, et peut mieux décider ensuite de son parcours. »

Océane suit une licence RH à La Rochelle et travaille en alternance au bureau ProActif de Saintes. Pour elle, l’intérim fut une réelle découverte. « Je ne soupçonnais pas la subtilité nécessaire pour arriver à comprendre les besoins de l’entreprise et ceux du salarié. Il y a l’aspect réglementaire et administratif, qui est important, bien sûr. Mais je ne me rendais pas compte de la somme d’écoute et de qualification qu’il y a avant et après chaque mission d’intérim. »

Chaque candidat reçu en entretien

Pour mener ce travail de qualification, Océane rédige une note sur chaque candidat reçu en entretien. Lorsqu’il faut ensuite répondre à un dirigeant en quête de main d’oeuvre d’appoint, elle retrouve alors ce qu’elle a consigné par écrit : les traits de personnalité, ses capacités d’adaptation, ses réticences parfois. Toute cette recherche peut être longue, mais correspond aux valeurs défendues par ProActif. Sarah Fournier : « La digitalisation est très utile. Elle fait gagner du temps sur les plannings, les mises en contact, l’administratif. Mais rien ne remplace ces relations directes. Nous ne sommes pas là pour empiler les CV et les distribuer. Notre rôle est d’aller à la rencontre des êtres humains qui sont derrière et qui ont des compétences à faire valoir auprès des entreprises. »

De l’intérim au CDI

Les entreprises, justement, parlons-en : pourquoi font-elles appel au travail temporaire ? Pascal Monget dirige l’imprimerie Actiade à Saintes. Il collabore régulièrement avec ProActif, soit pour remplacer un collaborateur absent, soit pour faire face à des pics d’activité. « Lorsque nous menons des actions de prospection et que le dossier se conclut, il faut réagir vite et aller chercher de la main d’œuvre supplémentaire. L’intérim offre de la souplesse. C’est une manière de faire connaissance avec la personne, de lui mettre le pied à l’étrier. Et si ça se passe bien, de transformer la mission en CDI. »

Essais concluants puisque sur 8 salariés de l’imprimerie, 7 viennent du travail temporaire ! « Si le volume de travail se maintient, les intérimaires sont les mieux placés pour prendre ces emplois durables, reconnait Pascal Monget. Et nous allons plus vite dans le recrutement car ProActif sélectionne les personnes qu’ils nous envoient. »

Gain de temps, risque limité, réactivité pour maintenir ou développer l’activité, sélection des candidats, prise en charge externalisée de l’emploi… avec le travail temporaire, l’entreprise est gagnante sur tous les tableaux. « C’est une sécurité pour tout le monde », conclut Pascal Monget !

 

 

 

 

 

 

 

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