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La génération Z : un défi pour les managers

Ce sont de vrais digital natives. Contrairement à la génération Y, qui a découvert le numérique plus tard, les « Z » sont nés avec un smartphone ou une tablette jamais très loin de leurs mains. Nés après 1995, ils ont entre 15 et 20 ans et arrivent prochainement dans les entreprises… qui ont tout intérêt à adapter leur management.

Génération Z, ce qui la caractérise ?

Peut-on vraiment globaliser des tendances sur une classe d’âge entière ? Exercice périlleux mais néanmoins, les évolutions technologiques dans lesquelles ont baigné ces jeunes influent nécessairement sur leur comportement.

Sans risque, on peut affirmer que les « Z » sont connectés, zappeurs et sensibles à l’intelligence collective. Depuis leur enfance, ils ont l’habitude de partager, de communiquer avec le monde entier, de trouver sur le net des bons plans, des astuces, des expériences sociales également, loin du cliché désincarné des réseaux sociaux où l’internaute serait seul face à son écran.

Cette ouverture 24/24H les rend donc probablement plus exigeant vis-à-vis du monde du travail. Car le monde est à leur portée. Combien de jeunes partent voyager sac au dos à l’étranger après leurs études ? Encouragé par les années de césure mises en place par les écoles de commerce, ils ont envie de découvrir d’autres pays avant de trouver un emploi. Un CDI ? Là où c’était le graal pour leurs ainés, eux ne se précipitent pas forcément dessus ou ne les considèrent pas comme tel.

Sarah Fournier, dirigeante de ProActif Recrutement, se souvient ainsi qu’un jeune juriste fiscal qui, embauché dans un cabinet d’avocats en CDI, a choisi au bout d’un an de partir en Australie. Au bout de quelques mois là-bas, où il travaillait en tant de juriste, il est revenu en France et a postulé pour un nouveau poste. Autre cas, celui d’une commerciale comptes-clés, en CDI également, qui est partie faire un trek autour du monde avec son compagnon et qui est actuellement en recherche d’emploi depuis son retour. « Sur un CV, ce type d’expérience démontre autonomie et débrouillardise, précise Sarah Fournier, encore faut-il que ces jeunes soient connectés avec la réalité de l’emploi lorsqu’ils reviennent. »

Management : partager plutôt qu’imposer

L’ordre venu d’en haut ou les relations pyramidales risquent de moins bien fonctionner avec eux. L’important à leurs yeux est de donner un sens à leur action. Le manager va donc moins jouer sur sa fonction hiérarchique que sur la qualité relationnelle et sa capacité à enthousiasmer et entrainer. Favoriser l’émergence de modes de travail collaboratifs (avec les outils numériques ad-hoc…), l’échange de savoirs (et non plus la rétention, autrefois synonyme de pouvoir), les consulter, les impliquer dans la prise de décision, favoriser l’autonomie… autant de défis qui peuvent sembler contradictoires avec la vieille école. Et pourtant, l’entreprise a tout à y gagner ! L’innovation nait de l’intelligence collective et de l’émulation de groupe, et s’il y a bien une attitude connue des « Z », c’est celle du fonctionnement en réseau ! Ces jeunes veulent être challengés ? C’est sain pour tout le monde, à condition d’accepter le droit à l’erreur et que cela soit clairement énoncé dans l’entreprise.

Le défi digital

L’autre enjeu, pour le dirigeant, est de ne pas se laisser (trop) distancer par les Z sur les outils et usages numériques. Le mieux est d’utiliser leurs compétences en ce domaine pour faire évoluer les structures de l’entreprise et renforcer sa e-visibilité. L’idée est aussi de mettre à leur disposition les plateformes collaboratives et outils de partage qui permettront justement d’échanger, de favoriser la mobilité y compris dans les espaces de travail, de travailler sur plusieurs projets en simultané, de tenir leur appétit en éveil en évitant la routine de travail.

Le sens avant la durée

Pas question pour ces jeunes de se laisser engloutir par leur travail. Leur vie personnelle est tout aussi importante et il faudra trouver un équilibre satisfaisant entre les deux. A ce niveau, la tendance « développement personnel » est bien passée par là : pour le « Z », le travail est l’une des composantes de son équilibre et de son épanouissement, mais ce n’est pas la seule.

En résumé, il faut transformer un travail en une aventure passionnante. Cela répond à la critique souvent colportée du manque d’engagement de ces jeunes. Non, ils souhaitent simplement s’impliquer différemment et sans doute sur une durée plus courte. La notion de carrière à vie dans une entreprise n’a plus aucune sens pour les 15-20 ans et l’évolution du monde du travail leur donne raison…

A lire : Marketing et génération Z, Elodie Gentina, éd. Dunod

 

A télécharger : le livre blanc 10 astuces pour recruter et manager la génération Z– édité par Portail RH

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