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La RSE comme levier de recrutement

ProActif Saintes RSE

ProActif Saintes RSEGérant du groupe Qualisen, Samuel Fernal intervient dans les entreprises pour les guider dans leurs démarches de qualité-hygiène-sécurité, de certification, et de responsabilité sociétale. Quels que soient la taille de la structure et son domaine d’activité, il constate une même tendance partout : pour attirer les talents, le monde professionnel doit donner du sens au travail.

Parmi vos expertises, vous mettez en place des démarches RSE (responsabilité sociétale des entreprises) ou RSO (responsabilité sociétale des organisations). Quels sont les objectifs de cet engagement ?

Samuel Fernal : La RSE a été définie dans la norme ISO 26000 publiée depuis le 1er novembre 2010. Elle vise un développement durable de la structure en s’appuyant sur 3 piliers : économique, environnemental et sociétal. C’est donc une prise en compte très complète de tous les impacts de la vie de l’entreprise qui vont être étudiés? Ils vont faire l’objet de suivi et de pistes de progrès. Le postulat de base est d’être éthique et transparent. Autrement dit, accepter de ne pas être bon partout, partir de critères honnêtes pour reconnaitre ses points faibles et s’engager pour les améliorer, preuves à l’appui.

Quel est le point de départ pour un dirigeant qui aimerait se lancer ?

S.F. Nous débutons toujours par un diagnostic. En fait, de nombreuses structures ont déjà installé des actions entrant dans le champ de la RSE. Mais sans le savoir ! Comme par exemple la réalisation de tableaux de bord et d’indicateurs de performance pour le levier économique. Ou des mesures en faveur du développement durable. Ou encore la diffusion de campagnes d’information sur la sécurité au travail pour le volet sociétal. Nous identifions donc ce qui existe, puis à partir de cette base, nous établissons un plan d’action pour mettre en place ou améliorer les bonnes pratiques et les suivre.

Est-ce réservé aux grandes entreprises ?

S.F. Pas du tout, au contraire ! La plupart de nos clients ont entre 10 et 50 salariés, voire moins. Les TPE et PME ont compris leur intérêt à se lancer dans une démarche RSE pour recruter plus facilement. C’est un critère très recherché par les jeunes générations. Celles-ci veulent donner du sens à leur travail. Postuler dans une structure labellisée ou en cours de labellisation RSE, c’est choisir de mettre son énergie au service d’une entreprise engagée, qui fait attention à ses collaborateurs et à leurs conditions de travail, et qui inscrit son action dans son territoire. Lorsqu’on interroge les salariés, on mesure les attentes actuelles, qui portent de plus en plus sur la confiance, la reconnaissance, le développement des compétences également. Typiquement, toutes ces notions sont prévues dans une démarche RSE.

Vous évoquez la labellisation, mais n’est-ce pas trop contraignant pour des petites structures ?

S.F. Non car il existe de nombreux labels, adaptés aux différents types d’activité. Nous orientons nos clients en fonction de leurs spécificités. La labellisation n’est pas indispensable, on peut mettre en place une démarche RSE sans passer par là, mais il faut reconnaitre que cela oblige tout de même à un suivi. Sans la tenue d’indicateurs, on progresse moins… Par ailleurs, le fait d’afficher un label est une vraie preuve d’engagement. La démarche est vérifiée et validée par un auditeur indépendant, c’est un gage vis-à-vis de l’extérieur.

On parle beaucoup de marque employeur en ce moment, est-ce lié à la RSE ?

S.F. Tout à fait. La marque employeur sert à attirer les talents, à rendre l’organisation attractive à partir de l’image qu’elle renvoie dans toutes ses formes de communication. Elle est aussi utile pour fidéliser les salariés et leur donner envie de rester. Une labellisation RSE est un gage de qualité qui participe largement à la marque employeur. J’ai à l’esprit un réseau de campings que nous avons formé avec la CCI pour la mise en place du label « Clé Verte ». Il intègre de nombreux items, comme le logement des saisonniers, l’évacuation des eaux usées, l’arrosage, le débit des robinets, la formation du personnel, etc. Résultat, ils ont rendu leurs métiers plus attractifs. Face à la pénurie actuelle dans le BTP ou la restauration, la RSE pourrait être un levier de recrutement pour certains établissements.

Quelle durée faut-il prévoir pour être labellisé RSE ?

S.F. D’abord c’est une démarche d’amélioration qui n’est jamais finie et qui comprend plusieurs phases. Les PME sont en général plus agiles. Lorsqu’il existe déjà des bonnes pratiques, le délai est assez court, de 6 mois à un an environ. C’est souvent plus long pour de grands groupes, car les processus sont nombreux et l’inertie plus conséquente. Mais encore une fois, l’important est la volonté de progresser, avec éthique et transparence.

« Ethique et transparence sont en effet les mots clés d’une Marque Employeur réussie qui séduit les jeunes générations. De plus en plus, les candidats demandent à travailler dans des structures qui respectent l’environnement, au sens large du terme (environnement écologique mais aussi humain. À l’écoute !). Donnons-leurs l’envie d’avoir envie.

Je tenais à remercier Samuel pour la qualité de son travail et le respect de ses engagements tant au niveau de ses clients que de ses partenaires. Un gage de Qualité. » Sarah Fournier, fondatrice ProActif

 

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