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Le télétravail : points forts et points faibles

Les récentes ordonnances d’août 2017 de la loi sur le renforcement du dialogue social simplifient la mise en place du télétravail en entreprise. Une nouvelle forme de pratique professionnelle plébiscitée par les salariés mais encore peu pratiquée.

Les chiffres du ministère de l’emploi sont éloquents : « 61% des français aspirent au télétravail, pourtant, il n’est une réalité que pour 17% d’entre eux. » Conscient de l’émergence d’une forte demande de la part des salariés, le Gouvernement souhaite renforcer le home office en facilitant et sécurisant cette pratique.

Les changements législatifs

Simplicité administrative déjà pour l’employeur, qui n’est plus tenu de modifier le contrat de travail du salarié souhaitant travailler à distance. L’entreprise dispose désormais de 3 modalités différentes pour son application :

  • Par un simple accord avec le salarié, par tout moyen (email, courrier…) ;
  • Par un accord collectif ;
  • Par une charte élaborée par l’employeur, après avis du comité social et économique, s’il existe.

Du côté du salarié, la loi prévoit un « droit » au télétravail. Le collaborateur est donc libre de demander à travailler à distance, si toutefois ses fonctions le permettent (les fonctions éligibles au télétravail seront détaillées dans la charte ou l’accord collectif). En cas de refus de l’employeur, celui-ci doit motiver sa réponse, fondée et argumentée (entrave au bon fonctionnement de la société, par exemple).

Autre changement d’importance, la sécurité du télétravailleur, qu’il soit à domicile ou dans un centre de coworking : l’accident professionnel bénéficiera de la même couverture qu’un salarié présent dans les locaux de l’entreprise.

Home, sweet home ?

Les avantages du home office pour les salariés sont bien identifiés : mieux gérer sa vie personnelle et professionnelle, diminution des temps de trajet, donc gain en matière financière et environnementale, baisse du stress, meilleure efficacité car moins de temps perdu, etc.

L’enquête publiée par Malakoff Médéric sur le sujet recense les bénéfices déclarés par les télétravailleurs : « Cette pratique garantit une meilleure autonomie (90%) et une plus grande efficacité (87%) dans leur travail. Au niveau bien-être et épanouissement personnel le télétravail permet tout d’abord un meilleur équilibre vie professionnelle/vie personnelle (87 %). Et, plus concrètement, il rime avec diminution de la fatigue (86 %), meilleure santé (81%), plus grand épanouissement dans le travail (78 %). Enfin, le télétravail présente des avantages en termes d’économie financière (83 %). »

 Les employeurs s’y retrouvent également : des salariés plus détendus, plus efficaces, en meilleure santé, disponibles même en cas de grève de transport. Eventuellement l’entreprise réalise également des économies sur la place allouée aux bureaux. Des arguments que l’on retrouve dans les témoignages recueillis par Malakoff Médéric : « L’engagement des salariés (82 %) ainsi que la responsabilisation et l’autonomie (80 %) arrivent en tête des bénéfices cités par les dirigeants. Vient ensuite le gain en termes d’image pour l’employeur (68 %). 39 % des dirigeants indiquent également la baisse de l’absentéisme et ce chiffre atteint 58 % pour les entreprises de 250 salariés et plus. »

La vie au bureau

Mais la formule présente des travers formulés de part et d’autre : le salarié, comme l’employeur, redoute une perte de contact avec la structure. Le salarié, s’il concilie mieux justement vie personnelle et professionnelle, peut avoir du mal à établir des frontières étanches entre les deux. Chez lui, c’est confortable mais il est plus isolé, ayant moins d’échanges avec ses collègues. Potentiellement il sera exclu de projets collectifs, ou voir lui échapper des opportunités d’évolution professionnelle. D’après les exemples relevés par Malakoff Médéric, « face au risque d’isolement, les télétravailleurs estiment que le temps de télétravail doit rester minoritaire ; selon eux, la durée idéale de télétravail se situe autour de 2 jours par semaine en moyenne. »

Cet isolement est parfois difficile à gérer pour l’employeur. Diminution du sentiment d’appartenance à la structure, de l’esprit d’équipe, moins de contrôle sur le salarié… Le télétravail correspond pourtant aux mutations sociétales actuelles : recherche d’épanouissement, relations moins hiérarchiques, délégation et dématérialisation des tâches. Tout cela étant rendu possible par des modes de connexion adaptés et sécurisés.

Pour fonctionner et être gagnant-gagnant pour tout le monde, le travail à distance nécessite deux prérequis : un système informatique adapté, garantissant la confidentialité des données échangées et un accès sécurisé au serveur de l’entreprise. Et surtout la confiance, installée entre l’employeur et le salarié. Afin de faciliter cette relation de confiance, ProActif privilégie toujours dans ses recrutements le « savoir-être » du candidat et ses capacités à s’intégrer au mieux dans sa nouvelle structure professionnelle.

En savoir plus :

Etude Malakoff Médéric sur le télétravail

A écouter : http://www.slate.fr/podcast/163460/le-teletravail-dabord-un-defi-culturel

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