2 agences à votre service

Les jeunes et le travail : composer avec la crise tout en gardant le cap

travail et jeunes

jeunes et interimIl y a ceux qui sont obligés d’envisager une reconversion parce que leur secteur est à l’arrêt, ceux qui réorientent leurs études afin de trouver une alternative à un marché de l’emploi frileux, ou d’autres qui doivent impérativement avoir un boulot alimentaire pour s’en sortir… Dans ce tableau, tout n’est pas si sombre. La jeune génération est réaliste mais reste motivée.

Spécialiste du travail temporaire et du recrutement dans ses bureaux de Saintes (17) et de Mérignac (33), ProActif a souhaité mieux connaitre les aspirations et les difficultés des 18/30 ans pendant la crise. Via les réseaux sociaux, nous avons questionné 85 jeunes afin de recueillir leur avis et leurs témoignages sur leur situation actuelle. Le premier volet de cette enquête concerne les impacts sur leurs études et l’accès à l’emploi. Dans cet article, nous nous intéressons davantage à leurs motivations par rapport au monde du travail.

Réalisme vis-à-vis de leur projet professionnel

Lorsque nous posons la question à des étudiants « Avez-vous peur de l’après-diplôme ? », 80 % répondent oui. Quand nous leur demandons ensuite « Quelle est votre motivation pour aller travailler, vous former ou rechercher un emploi ? », ils sont réalistes sur les difficultés qui les attendent dans un marché de l’emploi atone, mais souhaitent malgré tout « trouver un métier qui me plaît pour m’épanouir », et donner du sens à leur vie professionnelle : « J’ai peur de ne pas trouver du travail, et surtout un travail qui me plaît. », « Peur de ne pas trouver ce que je recherche réellement », « Trouver le travail de mes rêves au point d’avoir l’impression de ne pas travailler. »

La pandémie a certainement accéléré une tendance, déjà bien identifiée. La génération qui arrive sur le marché de l’emploi sera plus attentive à l’engagement sociétale de l’entreprise. Ou même à la notion de « travail utile » à la société. Pas forcément tout de suite, la crise modérant les exigences. Mais l’objectif reste en ligne de mire : « Se sentir utile, travailler en respectant ses valeurs et dans une entreprise qui a des valeurs humaines et éco responsables. », « je serai motivé par l’objectif de l’entreprise, son impact », « je souhaite que mon travail rende la vie moins difficile pour les personnes âgées », « je veux être acteur de ma société et me sentir utile. »

Un nouveau mot-clé : essentiel 

Rebondissant sur l’actualité, les témoignages de notre enquête reprennent les notions d’activité essentielle/non essentielle. Mises en évidence lors des confinements de mars et novembre : «Je redoute de vivre dans une société très instable dans laquelle certains métiers créatifs seront oubliés ou devenus obsolètes », « j’ai peur que mon domaine professionnel, le graphisme, soit relégué au second plan car non essentiel par l’économie et l’état. J’ai peur de ne pas trouver de travail et de devoir choisir une voie professionnelle différente par dépit qui ne me convient pas, et dans laquelle je serai malheureuse. » Et comme une revendication, l’une des réponses fournit un début de programme politique : « Les métiers non essentiels sont essentiels ! ».

Des motivations plus classiques

Bien sûr, les 18/30 ans expriment aussi des objectifs partagés par toutes les générations. Comme le fait d’être passionné par son travail, de relever des challenges. « Rencontrer des personnes intéressantes, me lancer dans le monde du travail, mettre mes acquis en application, travailler sur des projets intéressants. », « apprendre toujours de nouvelles choses », « rencontrer du monde, avoir du challenge. »

Mais il faut noter que l’indépendance financière revient très souvent comme motivation principale. Elle est exprimée parfois avec humour : « J’ai besoin d’argent pour vivre et ça pousse pas sur les arbres. », ou d’une manière plus grave : « Garder la tête haute ».

               | Verbatim sur les motivations :

Je souhaite mettre en pratique tout ce que j’ai appris, sortir de la vie étudiante en prenant un nouveau départ, et enfin être autonome financièrement.

L’envie d’être indépendant.

Rechercher un appartement, et pouvoir m’assumer financièrement.

Il faut que j’aime faire mon travail. Et la reconnaissance salariale.

Gagner de l’argent pour vivre et se faire plaisir.

Beaucoup de peurs sont identifiées dans cette enquête. Là où l’insouciance de la jeunesse devrait battre son plein, une certaine maturité apparaît, une conscientisation du réel sens de notre action, aussi éphémère soit elle.

Donner un sens, donner du sens, s’épanouir, collaborer, s’affirmer sont des objectifs de vie pour cette génération. La confiance joue de plein droit son rôle qu’elle soit une confiance en soi, une confiance accordée ou inspirée. Vivre à l’instant présent et se faire confiance ne sera que bénéfique pour l’ensemble de la “chaîne”.

Intérim et alternance, les bons tremplins

Si l’alternance ressort du questionnaire comme le bon moyen de découvrir un métier, de se former et d’être embauché plus facilement ensuite, l’enquête menée par OpinionWay pour Prism’emploi (fédération de l’intérim) dégage aussi une autre tendance : l’intérim gagne des points chez les jeunes. 77 % d’entre eux pensent que le travail temporaire sert à construire leur parcours professionnel. Et aussi à découvrir de nouveaux horizons, afin de tester l’adéquation d’une activité ou d’une entreprise avec leurs aspirations.

C’est le cas de Dorine. Elle a réalisé ses études en alternance dans de grands groupes avant d’être repérée par ProActif pour effectuer une mission temporaire dans une PME. Un univers inconnu pour elle mais qui est au final une révélation. Un témoignage à lire ici, qui conforte les vertus du travail temporaire pour ajuster d’une manière souple et évolutive son projet professionnel.

À lire sur le même sujet : Le travail temporaire, bon pour l’emploi, bon pour l’entreprise

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *