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Quel rôle pour les jeuniors dans l’entreprise ?

jeuniors

travail seniorIls ont plus de 50 ans et ne partiront à la retraite que dans quelques années. Parfois mis sur la touche, ces femmes et ces hommes représentent pourtant une vraie richesse pour l’organisation qui les emploie. Expérimentés, sans doute moins soumis à la pression que leurs collègues quadras, ils sont souvent en pleine forme, enthousiastes et investis.

Ils travaillent plus longtemps

Contraction des mots jeunes et seniors, le terme « jeunior » fut vulgarisé à l’occasion de la sortie d’une étude « Les jeuniors » réalisée par l’agence Grenade & Sparks en 2018. Dans son analyse, l’agence définit ainsi les 60/75 ans, soit environ 20 millions de Français en 2020. Cette génération issue de 68 est qualifiée d’hédoniste, plutôt connectée, attentive à son hygiène de vie, souvent sportive et dynamique.

En entreprise, les études mentionnant les jeuniors prennent en compte une tranche d’âge plus basse. Elle correspondant davantage aux critères du marché du travail : il s’agit des + de 50 ans, dont le taux d’activité ne cesse de s’accroitre. Dans ses recherches, l’INSEE remarque ainsi que « en dix ans, la population active âgée de 50 à 64 ans a ainsi augmenté de près de 1,9 million de personnes, soit une hausse de 10,9 points de leur taux d’activité entre 2008 et 2018, dont + 0,9 point en 2018. »

Une ressource pour l’entreprise : oui mais…

Un jeunior est une richesse tant qu’il ne devient pas… un senior qui attend sa retraite impatiemment ! Un état d’esprit sur lequel la Direction doit faire preuve de vigilance si elle ne veut pas appauvrir les connaissances dont elle dispose. À elle donc d’anticiper, de dresser une cartographie des compétences utiles via la GPEC, de les adapter et les maintenir et surtout d’envisager le meilleur moyen pour les transmettre. Loin d’être un « fardeau » trop payé, le jeunior peut rendre de grands services, car il possède un savoir-faire précieux.

Afin de maintenir les jeuniors dans une vraie dynamique et éviter son désengagement, l’encadrement doit lutter contre « le sentiment de fin de vie professionnelle », formalisé par Éléonore Marbot dans ses travaux. Chercheur, enseignante et maître de conférences à l’université d’Auvergne, Éléonore Marbot a repéré cette tendance dans certaines entreprises. Elle se traduit par une mise à l’écart du salarié concerné. Mais aussi par un management discriminant tourné vers les jeunes talents. Et enfin peu d’autonomie ou de reconnaissance pour quelqu’un considéré comme étant au bout de son parcours professionnel, alors qu’il lui reste une quinzaine d’années à faire. Pour toutes ces raisons, le quinqua + ressent donc ce sentiment d’exclusion. Une démobilisation d’autant plus préjudiciable que l’organisation a tout intérêt à conserver son expertise en favorisant la coopération intergénérationnelle.

Le tutorat, facteur d’intégration et de réussite

En effet, canaliser le savoir-faire des jeuniors en direction des nouveaux entrants est très profitable. Souvent déconcertés par le savoir-être des générations Y ou Z, à leur rapport à l’organisation ou à la hiérarchie, les managers ne comprennent pas forcément comment intéresser ces collaborateurs et comment les fidéliser.

Le jeunior est idéal pour incarner ce rôle. Il connait tous les rouages de la structure, il est plus disponible car il n’a plus à faire ses preuves. Pour peu qu’il possède les qualités nécessaires : envie de transmettre, capacité d’écoute, et qu’il exerce une « vigilance bienveillante » ; il peut accueillir, soutenir et faire grandir la jeune recrue, ou le stagiaire en alternance, avec efficacité.

Les pré-requis pour réussir le tutorat 

– Le tuteur soit volontaire pour le poste, et que cette fonction soit reconnue/valorisée au sein de l’entreprise.

– Les expertises à transmettre soient bien identifiées par la Direction. Bien sûr dans un objectif opérationnel de court terme et une stratégie de préservation des compétences à échéance plus longue.

– Que le suivi soit personnalisé, régulier, et organisé pour faire monter le jeune salarié en compétences et en autonomie.

À ses différentes conditions, en étant basé sur la confiance réciproque, le tutorat portera ses fruits. En premier lieu, il garantit une meilleure intégration et une baisse du turn-over. Ensuite, il permet une assimilation des connaissances plus rapide, un maintien des savoir-faire en interne. Pour terminer, la sécurisation des parcours professionnels et l’amélioration des performances.

Consulter aussi le site http://www.lesjeuniors.com/

Lire notre article : Recruter un senior, une richesse pour l’entreprise

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