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L’essor du travail collaboratif

travail collaboratif
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Group of five creative worker brainstorm together in office, new style of workspace, happy scene of people in office.

Co-construction, collectif, co-développement…. Le préfixe « co » est décidément très en vogue dans les entreprises d’aujourd’hui. Pourquoi retrouve-t-on cette nouvelle tendance dans tous les secteurs d’activité ? Et qu’apporte-elle au juste ?

La collaboration en entreprise est essentielle en termes de performances. A dire vrai, ce n’est pas nouveau. De tous temps, les Hommes ont travaillé ensemble et uni leurs forces, leurs idées, leur intelligence, pour aller plus loin. Malgré tout, le mode de management vertical semble remis en cause, non pas tellement vis-à-vis de l’utilité d’une hiérarchie, toujours indispensable et pertinente pour conduire la destinée d’une entreprise, mais dans un objectif d’agilité. Un autre mot très à la mode, qui induit les changements de mentalité. Être agile, c’est être capable d’innover, de rester en mouvement, en veille, en alerte, grâce à des systèmes de décision plus rapides.

Faire émerger des idées, source d’amélioration

Pour obtenir cette souplesse, les organisations sollicitent davantage leurs collaborateurs, à tous les échelons : « l’idéation » devient l’affaire de tous et pas seulement chasse gardée du service R&D. Les barrières tombent ou se transforment : on parle de partage de compétences, d’échanges et d’ouverture, d’interactions au sein d’une équipe, de services ou d’un groupe. A la différence de la coopération -où chacun collabore selon des tâches définies- le travail collaboratif se mène à plusieurs dans un principe itératif d’amélioration continue sur l’ensemble du projet.

Au centre de la démarche, il y a l’humain donc. L’entreprise de transport GT solutions, implantée en Gironde et forte de 2200 collaborateurs, lance ainsi régulièrement des challenges pour récolter de bonnes idées auprès de ses conducteurs poids lourd. Par définition sur le terrain, ceux-ci constatent certains dysfonctionnement ou améliorations à apporter ou tout simplement observent la concurrence… Une fois repérées, les idées sont ensuite débattues et analysés entre groupe de travail, avec les collègues et les responsables. Et « il n’y a pas de petites idées » car tous les axes de travail sont susceptibles d’être ainsi améliorés : sécurité, organisation, relation client, suivi technique, commercial, etc. Dans cette même philosophie d’ouverture, certains conducteurs GT solutions sont sollicités pour participer au recrutement de leurs futurs collègues. Entre pairs, on se comprend mieux. Ce recrutement collaboratif a deux vertus :  bien évaluer un candidat en posant les bonnes questions, et valoriser les salariés qui y participent.

Des salariés plus motivés

Une enquête IPSOS réalisée en 2018 auprès de 500 salariés français conforte cet exemple : 58% des salariés estiment que le travail collaboratif est en progrès dans leur entreprise, avec un impact positif sur le partage des connaissances et la productivité des équipes. L’étude met également en avant que, parmi les plus convaincus par cet état d’esprit, 83% estiment que le collaboratif joue favorablement sur leur motivation au travail.

Si la co-construction est vecteur d’innovation et de performances, elle est aussi indispensable pour séduire les générations de jeunes adultes qui recherchent du sens avant tout. Sans état d’âme, ils iront chercher ailleurs et ne resteront pas dans une structure trop verticale ou fonctionnant en « silos » cloisonnés. N’oublions pas que ces futurs collaborateurs sont formés et habitués à fonctionner de manière transversale. Les grandes écoles favorisent largement le collaboratif et multiplient les passerelles entre les cursus, les étudiants, les associations, les entreprises, la société civile…

Comment le mettre en place ?

A la base du travail collaboratif, il y a les technologies digitales qui sont là pour favoriser le partage d’informations, travailler sur des dossiers partagés en temps réel, communiquer, disposer de bases de connaissances communes et accessibles. L’entreprise veillera donc à s’équiper selon les besoins : se parler à distance avec Skype, Hangout, Slack, GotoMeeting, Yammer, Hipchat…, et/ou assurer de la gestion de projet à plusieurs grâce à Asana, Trello, Wrike, Podio, etc.

Outre la formation technique à ces outils, l’entreprise doit également organiser des séminaires favorisant la créativité de ses salariés en les installant dans un nouvel état d’esprit, sans oublier, en amont, de former ses managers. Changer les mentalités à tous les niveaux ne se fera pas tout seul. Le collaboratif est porteur d’innovation mais comme tout changement, peut générer des freins, des réticences, des oppositions. Autant de raisons pour mettre en place les bons accompagnements.

A l’école aussi, le collaboratif fonctionne !

A lire ou voir quelques initiatives mises en place dans les écoles pour favoriser le travail partagé :

– S’coolbus : les enfants pédalent ensemble sur un vélo géant, pour aller à l’école le matin. Bénéfices : moins de pollution car moins de parents en voiture, apprentissage de la sécurité routière, développement de leur autonomie et engagement au service du collectif. https://www.facebook.com/brutofficiel/videos/226928758194209

– Redécouvrir les joies de l’écriture automatique en rédigeant à plusieurs grâce aux outils numériques : https://www.20minutes.fr/magazine/economie-collaborative-mag/2428743-20170421-quand-l-ecole-redonne-aux-enfants-le-gout-d-ecrire-ensemble

– Dans les Alpes-Maritimes, les élèves ont imaginé un objet / meuble / espace idéal adapté au travail collaboratif en classe… http://www2.ac-nice.fr/cid130276/les-eleves-azureens-imaginent-le-travail-collaboratif-en-classe-de-demain.html

 

 

 

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