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Reconversion, marque employeur et attractivité du territoire

Reconversion Saintes Interim proactif

salon emploi Saintes ProActLa CCI de Saintes (17) a organisé fin septembre un salon sur la reconversion professionnelle, afin de faciliter la rencontre entre employeurs et candidats. À l’occasion de cet événement, Sarah Fournier, dirigeante de ProActif recrutement, a participé à une table ronde sur le sujet.

Sarah Fournier témoigne : « C’est le premier salon de ce type à Saintes et nous sommes présents pour montrer l’intérêt du travail temporaire dans une démarche de reconversion. Avec des contrats courts, et parfois très diversifiés, la personne acquiert de l’expérience. Les missions d’intérim l’aident à se faire une idée plus précise de ses envies et de l’univers vers lequel elle souhaite se diriger. D’autant que chez ProActif, nous accompagnons les candidats en quête de changement grâce à un bilan d’orientation en prenant le temps d’échanger avec eux sur leurs motivations et leur projet de vie. »

Comment attirer les talents ?

Aux côtés de Sarah Fournier, ils étaient 4 autour de la table, tous concernés par la reconversion professionnelle : un dirigeant d’école de commerce, un coach en management, un coach RH et un certificateur RSE. Elle nous livre son ressenti après les débats fournis auxquels elle a pris part. « Nous avions tous la même vision sur la marque employeur. C’est un outil indispensable pour attirer les candidats, surtout sur un territoire comme Saintes. Nous sommes certes à 1 h de Bordeaux, mais l’attractivité n’est pas la même que dans une grande ville. Et il faut parfois être en capacité de proposer un poste au conjoint lorsqu’on déplace une famille, Mais aussi des écoles supérieures, des infrastructures adaptées, des transports en commun… » Si la généralisation du télétravail facilite désormais les installations décentralisées, hors des métropoles, encore faut-il que les infrastructures locales suivent. Pas de travail à distance sans connexion internet de qualité par exemple…

Ces moyens matériels ne sont qu’un des aspects qui entrent en ligne de compte pour attirer les talents. C’est aux entreprises de se démarquer et de faire valoir leurs atouts pour se rendre désirables. En un mot : donner envie. Depuis plusieurs années, cette démarche est formalisée sous le terme de « marque employeur ».

Les deux axes de la marque employeur : recruter et fidéliser

Dans un précédent article sur le sujet, Guy Etcheto, spécialiste de la marque employeur, en rappelait les enjeux : « Certaines structures ont de vraies difficultés à recruter selon les secteurs et les régions. Désormais les entreprises sont conscientes qu’elles doivent travailler et maîtriser l’image qu’elles renvoient auprès des candidats. La marque employeur a deux objectifs : attirer en externe et fidéliser en interne, aussi bien pour les recrues que pour les collaborateurs. Elle doit fédérer les énergies autour d’un projet commun avec la prise en compte de tout son environnement. »

« Je rejoins Guy Etcheto sur cette approche holistique de l’entreprise, qui appréhende le sujet dans sa globalité. La marque employeur n’est pas que de la communication sur les réseaux sociaux, c’est une démarche qui vise à mettre en cohérence les valeurs de l’entreprise, son fonctionnement et ce qu’elle donne à voir d’elle, à l’extérieur. Car les futurs candidats se renseignent, à travers les rumeurs locales mais aussi sur le net, consultent les comptes LinkedIn des collaborateurs. Si les discours ne sont pas alignés, attention danger », alerte Sarah Fournier.

salon interim Saintes ProActFlexibilité, QVT…

Face aux demandes des générations émergentes, sensibles à l’esprit collaboratif et à l’équilibre vie privée/vie professionnelle, la marque employeur devra valoriser les dispositifs réellement mis en place dans l’entreprise, et particulièrement appréciés des générations Y et Z. L’esprit collaboratif plutôt que des relations très hiérarchisées, le travail en réseau, l’aménagement de jours de télétravail, de la souplesse dans les horaires et dans le mode de management… « Je rencontre encore des structures à l’ancienne. Elles doivent lâcher du lest pour convaincre des jeunes de venir chez elles, et pratiquer l’écoute active sur leurs marchés si elles veulent attirer », reconnait Sarah Fournier.

Dans un podcast enregistré pour le média My Happy Job, Audrey Richard, Présidente de l’ANDRH, association regroupant 5000 professionnels des fonctions RH, met l’accent sur le rôle des DRH auprès de la direction pour organiser le travail, introduire plus de flexibilité et de bien-être. LA QVT (qualité de vie au travail) est un des éléments de la marque employeur. Bien au-delà du petit déjeuner hebdomadaire avec des viennoiseries, la QVT s’attache à rendre la vie au bureau plus agréable et équilibrée : aménagement des plages horaires, droit à la déconnexion, encadrement du télétravail pour éviter les débordements, aides au transport, salles de repos, prévention, santé avec des séances de sport en entreprise ou des conférences sur la nutrition, dispositif contre le harcèlement… les sujets QVT ne manquent pas. Ils participent en tout cas à l’engagement des salariés et au plaisir d’aller travailler. Dans son analyse, Guy Etcheto relève cette nouvelle dimension à prendre en compte pour attirer et garder ses collaborateurs : « Toutes les études montrent que le salaire n’est qu’une donnée du recrutement. Les candidats cherchent aussi du sens à leur action, une ambiance de travail et des valeurs. »

En savoir plus :

Podcast d’Audrey Richard, pour My Happy Job : https://www.myhappyjob.fr/audrey-richard-les-drh-ont-un-role-majeur-a-jouer-pour-favoriser-la-qualite-de-vie-au-travail/

Articles ProActif sur la reconversion professionnelle http://blog.proactifrecrutement.fr/et-si-lon-parlait-reconversion-professionnelle/, et sur la marque employeur : http://blog.proactifrecrutement.fr/la-generation-z-un-defi-pour-les-managers/

 

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