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Recruter un senior, une richesse pour l’entreprise

emploi seniorsS’il n’existe pas de définition officielle du terme senior concernant le marché du travail, les statistiques prennent en général en compte les plus de 50 ans. Bonne nouvelle, le taux d’emploi de cette population est en augmentation ! Renversement de tendance ? 

Emploi des seniors : +8 %, mais moins bien que la moyenne européenne

Oui, l’évolution est clairement à la hausse, même si le recours au travail à temps partiel et aux CDD est plus fréquent pour les seniors. D’après l’INSEE, entre 2007 et 2017, en France métropolitaine, alors que le taux d’emploi des 25-49 ans a reculé de 1,9 point, celui des 50-64 ans a augmenté de 8,2 points. Cette progression concerne surtout les plus de 55 ans, avec un fléchissement observé pour les 60-64 ans. Ce bon score est en partie dû aux 4 réformes successives des retraites mises en place en France entre 1993 et 2014. Celles-ci ont eu un effet bénéfique sur le travail des « jeunes » seniors. En effet, les indicateurs 2018 du Ministère du Travail montrent que le taux d’emploi varie énormément selon la tranche d’âge : 50/54 ans ->80.6 % ; 55/59 ans ->72.1 % ; 60/64 ans ->31 % ; cette proportion tombe à 6.5 % pour les 65/69 ans.

Le taux d’emploi des 55-64 ans en 2017 en France est de 51,3 %. Il reste cependant sous la moyenne européenne, qui est de 57,1 %.

Trouver un poste après 55 ans, mission impossible ?

Il y a d’une part la volonté des gouvernements successifs de favoriser le recrutement des seniors, notamment par la mise en place obligatoire depuis le 1er janvier 2010 pour les structures d’au moins 50 salariés, d’un accord et plan d’action pour les seniors. Élaboré pour 3 ans, ce dispositif doit faire l’objet d’objectifs chiffrés en matière d’emploi des seniors. Il existe également certaines aides spécifiques pour toute embauche de demandeurs d’emploi âgés de 45 ans et plus en contrat de professionnalisation. Ces mesures font écho au vieillissement réel de la population avec des « quinquas » de plus en plus en forme, et l’allongement prévisible de la durée des périodes de retraite. Travailler plus longtemps va donc dans le sens de l’histoire.

Et d’un autre côté, il y a les employeurs. Les préjugés concernant l’emploi des + de 50 ans ne manquent pas ! Salaire trop important, manque de souplesse, inadaptabilité aux nouvelles technologies, moins de résistance à la fatigue, etc.

Pourtant, de plus de plus de voix s’élèvent contre ces lieux communs. Lors d’un colloque au salon de la Silver Économie le 15 novembre dernier, Philippe Prévert, économiste, a souligné : « Les entreprises doivent s’améliorer pour faire de l’expérience de leurs seniors une richesse. Pour ça, il faut encourager la transmission : favoriser la coopération intergénérationnelle, créer une pluralité des âges dans les équipes et la gestion de projet, mettre en place des binômes juniors/seniors, etc. »

Envisager l’expérience comme une richesse et non comme un coût

En embauchant récemment Laurence Diot, 60 ans, consultante en recrutement, Sarah Fournier, fondatrice de ProActif, montre la voie. Elle en est convaincue, « recruter un senior répond à une mutation sociétale. Avec des arrivées d’enfants plus tardives et l’augmentation des familles recomposées, les + de 50 ans ont besoin de travailler plus longtemps. Ils sont aussi dans la transmission. Par ailleurs, ils procurent une stabilité dans les entreprises confrontées à la volatilité des jeunes travailleurs. Ceux-ci sont souvent tentés d’aller chercher de nouvelles opportunités à l’extérieur. Grâce à leur expérience, ils vont pouvoir cadrer, rassurer, former les jeunes générations. » Objectif atteint avec le recrutement de Laurence. « Je souhaitais une personne mature, qui apporterait son expérience à toute l’équipe. »

Cet échange intergénérationnel est réel. Chacun apprend de l’autre, comme l’a constaté Laurence Diot. « J’ai intégré ProActif à Saintes en mars et je suis entourée d’une équipe bien plus jeune que moi. Mais cela ne nous pose aucun problème, je ne ressens pas de barrière concernant mon âge. Ils écoutent et prennent ce qu’ils ont envie de prendre. J’apporte mon recul et mon savoir-faire en matière d’expression orale et écrite, d’approche commerciale aussi. À l’inverse, ils m’ont beaucoup appris sur l’intérim et sur les outils numériques. J’ai la sensation que nous sommes dans une relation de partenariat, dans l’échange de connaissances ». Dans cet esprit, Sarah Fournier a demandé à Laurence de superviser le travail d’Océane, jeune alternante susceptible d’être embauchée en CDI pour réaliser du sourcing de candidats. 40 ans séparent Laurence et Océane. Un bel exemple de coopération entre les générations !

Les atouts du travail des seniors

Cet exemple confirme ce qu’écrit le magazine Notre Temps, qui donne quelques arguments pour combattre les préjugés visant les seniors :

–  Le fait d’avoir vécu de nombreuses expériences professionnelles les rend plus adaptables.

–  Ils n’ont plus d’enfants en bas âge et sont donc plus disponibles.

–  Un salarié plus âgé inspire la confiance, surtout dans les secteurs où la clientèle est elle-même mûre.

–  Les seniors d’aujourd’hui ne sont plus rebutés par la technologie, notamment informatique.

« Une autre vie professionnelle est possible après 50 ans » affirme Sarah Fournier. Elle est sans doute différente, mais peu importe l’âge : le tout est d’avoir envie d’avancer. C’est une question de mentalité. Les lignes bougent ! C’est ce que nous disons à nos clients employeurs. Nous les incitons à mixer les générations et nous leur présentons régulièrement des candidats de plus de 55 ans. Avec des embauches à la clé ! »    

 

 

 

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