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Recruter un ancien chef d’entreprise, pourquoi pas ?

ancien chef d'entreprise

ancien chef d'entrepriseElle a envie de terminer sa carrière plus tranquillement, il n’a pas réussi dans sa vie d’entrepreneur et doit se reconvertir. Ils ont été à leur compte et s’apprêtent à réintégrer le monde du salariat. Recruter un ancien chef d’entreprise, est-ce si facile ?

Les chiffres sont à la fois enthousiasmants et inquiétants : portées notamment par l’auto-entrepreneuriat, les créations d’entreprises ont atteint un nouveau record en 2018. 691 000 entreprises ont été fondées en France, soit 17 % de plus qu’en 2017. Dans le même temps, les statistiques de l’INSEE montrent que 25 % des entreprises échouent dans les 2 premières années, et 49,5 % dans les 5 premières années. Une proportion encore plus forte si l’on parle des startups.

Il est donc bien normal de trouver sur le marché professionnel d’anciens chefs d’entreprise ou entrepreneurs individuels qui reprennent le chemin du salariat. Confrontées à ce type de demandeurs d’emploi, les sociétés expriment parfois quelques réticences à tenter l’aventure. Pourtant ces candidats ont des atouts à faire valoir et les recruteurs en sont bien conscients. Certes, ce sont des profils atypiques ! Mais justement, ils peuvent apporter leurs qualités de dirigeants : autonomie, prise de risque, vision stratégique, et capacité de rebondir après l’échec. Qui dit mieux ? !

Sortir des compétences trop générales

Le 1er écueil qui attend le candidat ex-chef d’entreprise est celui d’un manque de savoir-faire précis. Dans sa vie professionnelle antérieure, il a souvent touché à tout : management, gestion, commercial, achats. Il lui faut donc adapter son discours et son CV de candidat et bien valoriser ses compétences au cas par cas, en fonction du poste visé.

Ensuite il doit rassurer le recruteur sur ses capacités à accepter l’autorité ou le cadre. En effet, cet ancien chef d’entreprise a été habitué à décider tout seul… ou presque. N’oublions pas qu’il a dû négocier avec ses clients, ses fournisseurs, ses salariés, ses banquiers… Autant de postures qui favorisent la souplesse et l’adaptabilité ! Il a donc l’habitude de dialoguer et de mener des discussions, loin de l’image d’Épinal d’un loup solitaire. À lui cependant de montrer qu’il saura s’intégrer dans une équipe et dans une entreprise avec ses règles et une hiérarchie en place.

Des atouts précieux pour l’entreprise

Indéniablement, l’expérience d’entrepreneur est un « plus » pour l’organisation recruteuse. Elle intègre un collaborateur curieux, qui a probablement fait preuve d’une grande force de conviction lorsqu’il a porté son projet et qu’il mettra à disposition de la structure pour fédérer les équipes. Il est autonome ? Tant mieux, si cette qualité s’exprime dans le respect d’un cadre défini et clairement énoncé. Ce goût pour l’indépendance le rend plus créatif et certainement plus moteur vis-à-vis des équipes en place. C’est une vraie force que d’être capable de trouver ses propres solutions sans forcément attendre un appui extérieur. L’innovation, si précieuse dans les entreprises d’aujourd’hui, passe par là : la capacité de chacun à prendre des initiatives et à faire un pas de côté pour envisager -et faire évoluer- les process sous un angle un peu différent.

Enfin, cet ancien chef d’entreprise apporte avec lui son réseau et son tissu relationnel. Là encore, c’est une vision différente du monde économique qui va enrichir les échanges de l’entreprise avec son environnement. Il a été impliqué dans un club d’entrepreneurs, il a noué des contacts avec des partenaires locaux ou métiers ? C’est une chance, sans aucun doute !

Sarah Fournier, fondatrice de ProActif recrutement, recommande souvent ce genre de profils aux entreprises qui la sollicitent pour leurs recrutements. « Le monde du travail est en pleine évolution et face à ces changements, les entreprises recherchent des profils mobiles et agiles. C’est souvent le cas avec les ex-entrepreneurs. On a besoin de gens comme eux qui sont autonomes et savent manager. Ils possèdent une capacité de décision rapide par leur expérience et leur réalisme. Dans leur vie d’avant, ils ont probablement vécu des échecs. C’est une force, car ils ont maintenant la vision des erreurs à éviter. Mais pour être réussi, leur recrutement doit être accompagné. À nous de bien redéfinir avec l’entreprise quelles sont ses attentes, et avec le candidat quels sont ses valeurs, ses aspirations et le projet professionnel qui l’anime ».

 

 

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