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Réussir sa prise de parole en public

prise parole public
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JEAN-MARC_BONNET

Jean-Marc Bonnet est « optimologue » et monte régulièrement sur scène pour lutter contre le pessimisme. Beau combat ! Fort de sa double casquette de conseil auprès des entreprises en développement commercial et de spécialiste du théâtre en entreprise, il anime des formations pour faire émerger la créativité et faciliter l’expression orale.

« Nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre à la prise de parole en public, quelle que soit la taille de l’auditoire » remarque Jean-Marc Bonnet. « Soit pour faire son pitch très rapidement devant un groupe, soit en intervenant auprès d’étudiants ou dans une association professionnelle, et tout simplement lors d’une réunion. Dans tous les cas, l’expertise ne suffit pas, il faut captiver son auditoire. Et d’une manière générale, je trouve que le système éducatif français ne nous prépare pas du tout à ça. »

Le corps, le contenu, la relation

Délivrer un message n’est pas toujours simple, même si l’on maîtrise son sujet. Pour intéresser ses auditeurs, l’orateur doit concilier 3 éléments :

– Le corps, et notamment à la voix : un débit pas trop rapide, un volume adapté, une articulation suffisante pour être intelligible par tous. Ensuite, éviter les tics « non verbaux », les gestes répétitifs qui distraient ceux qui sont en face et leur font perdre le fil du discours.

– Le contenu, fondamental bien sûr. C’est sur lui que repose le message à faire passer. Mieux vaut donc avoir une pensée claire et structurée avant l’intervention et adopter un langage compréhensible. Pour cela, une seule recette : préparer, préparer en encore préparer. S’exercer devant une glace, se filmer, voire répéter devant un tiers bienveillant, sera forcément bénéfique. « Seul, on ne se rend pas compte de ses tics verbaux et non verbaux » reconnait Jean-Marc.

– Enfin, la relation. Interagir avec ceux qui écoutent, les faire participer, leur poser des questions, les rendre actifs. Sans oublier de regarder régulièrement dans tous les coins de la salle ou de l’amphithéâtre, afin que chacun se sente interpellé. Jean-Marc le répète toujours lors de ses formations, « le pire ennemi, c’est le power point. Il ne doit pas prendre le pouvoir. C’est un soutien, pas plus. » A bannir donc le fait de lire consciencieusement ce qui est écrit sur la slide, il n’y a rien de pire pour perdre l’attention. Ce que préconise Jean-Marc ? « Travailler plutôt sur le mode teasing. Mettre un ou deux mots ou une image sur l’écran et développer à partir de ça. Lorsqu’on connait son sujet et qu’on a bien préparé son intervention, c’est facile et plus intéressant pour tout le monde. »

Dernier conseil : « Une salle réagit, il faut l’écouter, sentir ses réactions et si possible s’appuyer dessus pour rebondir et développer de nouveaux arguments. »

Ouvrir sa colonne d’air

Avoir le trac, c’est normal mais pas au point d’être paralysé. Jean-Marc l’a constaté, « souvent la personne pétrifiée avant de prendre la parole projette des pensées négatives sur son futur auditoire alors qu’en général, celui-ci est plutôt bienveillant et curieux d’apprendre. » Alors, quels sont les trucs pour réduire cette anxiété ? Outre la préparation, déjà évoquée, il faut bien soigner son démarrage, de manière à capter l’attention dès le départ, prendre le temps de se concentrer et respirer avec le ventre. Une technique qui, pour Jean-Marc, reste valable dans toutes les situations de stress et d’anxiété. « Respirer, c’est ouvrir sa colonne d’air et faire entrer de la fraicheur et de bonnes énergies. »

Enfin, pour résumer, il rappelle la règle des 4 C, bien connue de tous les conférenciers :

Crédibilité : apporter des preuves de ce que l’on avance, avec des chiffres, des exemples, des témoignages ;

Cohérence dans l’argumentation et la démonstration ;

Consistance : montrer un engagement, s’investir dans son discours ;

Connivence avec le public, la fameuse relation à établir avec l’auditoire, celle qui nourrira les échanges et permettra aux participants -et à l’orateur- de repartir en ayant l’impression d’avoir vraiment vécu un moment de partage.

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