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Savoir-faire ou savoir-être ? Focus sur les soft skills

blog RH soft skills

blog RH soft skillsMaintenant c’est savoir-faire ET savoir-être ! Les compétences techniques (hard skills) ne suffisent plus aujourd’hui aux yeux des recruteurs et des entreprises. Face à l’accélération des mutations professionnelles, les compétences douces (soft skills) sont plébiscitées. Les candidats -et les salariés- qui mettent en avant leur capacité d’adaptation ou leur créativité ont tout compris.

Autonomie, esprit collectif, curiosité

Sarah Fournier, fondatrice de ProActif recrutement à Saintes (17) et Mérignac (33), reçoit de nombreuses demandes de dirigeants qui recherchent de nouveaux profils. « Bien sûr, sur des métiers techniques, les hard skills sont un prérequis. Mais ils attachent aussi beaucoup d’importance au savoir-être de la personne. À nous de bien détecter les qualités humaines nécessaires. Les entreprises veulent désormais des collaborateurs agiles, capables de s’adapter, de rebondir, de se former. C’est une question de survie pour elles. En intégrant ces qualités en interne, elles conservent leurs capacités d’innovation. »

Quelles sont donc ces compétences douces tant recherchées ? En voici quelques-unes, sans que cette liste soit exhaustive :

L’esprit collectif : co-construction, travail collaboratif, équipes interdisciplinaires… Seul, on avance plus vite, mais moins loin qu’à plusieurs, dit le proverbe. Et en effet, le monde professionnel a bien compris l’intérêt d’additionner des intelligences plutôt que de travailler en solo et en silo. Ici, les soft skills concernées sont la capacité d’être à l’écoute, le sens du relationnel et une bonne communication interpersonnelle.

– L’autonomie. Les organisations se transforment. Moins verticale, la hiérarchie est toujours présente, mais favorise la prise d’initiatives, quitte à accepter le droit à l’erreur. Éric Alard, ancien champion olympique, explique d’ailleurs que l’échec peut être un facteur de progression. La fonction de manager évolue également. Il devient plus un animateur d’équipe tourné vers l’épanouissement de chacun, bénéfique à l’entreprise.

– L’adaptabilité. On parle ici de curiosité, de résilience face aux chocs. Confronté à l’intelligence artificielle, l’être humain a des qualités à faire valoir, que les machines n’auront jamais : il peut décider rapidement de changer de direction, de se remettre en question, de prioriser ses actions pour être plus efficace.

La créativité. Là encore, l’Homme est plus fort. Les ordinateurs ou les robots sont parfaits pour effectuer des tâches automatisées, mais la plus-value humaine, c’est la possibilité d’inventer des solutions face à des problèmes ou des situations inédites.

Mobiliser son intelligence émotionnelle

Ce concept a été formalisé principalement par le psychologue américain Daniel Goleman en 1995. Il s’articule autour de 5 axes, qui sont autant de soft skills utiles dans le monde professionnel : la conscience de soi et la capacité à comprendre ses émotions, l’autorégulation ou la maîtrise de soi, la motivation interne, l’empathie et enfin les aptitudes sociales.

Il s’agit d’accepter son émotion, de ne pas la gommer, et de se servir de son intelligence pour intégrer cette émotion sans se laisser se submerger. Autrement dit, devenir stratège en envisageant l’émotion comme une alliée, qui met littéralement en mouvement et aide à prendre des décisions. Par exemple, utiliser son stress pour renverser la situation et le transformer en adrénaline positive, qui permettra de franchir un nouveau pas. En revanche, il faut se méfier à chaud de nos réactions, qui ne font pas appel à l’intelligence. L’individu qui fait appel à son intelligence émotionnelle prend le temps donc avant de déclencher une action.

L’exemple type est celui du mail qui énerve, offense ou blesse. Y répondre sur le champ est à coup sûr une mauvaise réaction. La colère est mauvaise conseillère, dit-on. Prendre un peu de temps pour laisser retomber l’émotion permet de rédiger une réponse plus mesurée, et sans doute plus constructive…

Sarah Fournier en est persuadée, « à l’heure de la digitalisation rapide des process et de l’intelligence artificielle, les entreprises ont besoin de compétences différentes pour sortir de la routine et assurer leur développement. Si les soft skills sont tant recherchées, c’est qu’elles constituent un levier de performances pour l’organisation et l’individu. »

En savoir plus :

Écouter une conférence de Daniel Goleman sur l’intelligence émotionnelle

Lire son ouvrage : L’intelligence émotionnelle, paru chez J’ai lu

L’intelligence émotionnelle : quelle utilité dans l’entreprise ?

 

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