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« J’aime travailler et faire du bon boulot »

travail temporaire vin

travail temporaire vinMireille Arché a eu plusieurs vies professionnelles. Aujourd’hui, des problèmes de santé l’empêchent d’exercer son métier de toujours, mais n’entament pas sa détermination à « se rendre utile » comme elle le dit elle-même. Portrait d’une intérimaire volontaire et courageuse…

 En 2012, ses mains la trahissent. Elle qui a commencé la couture à 16 ans est obligée d’arrêter, ne pouvant assurer des travaux trop précis. Pourtant elle a œuvré dans le sur-mesure jusqu’à 38 ans. Elle a ensuite ouvert son propre atelier de confection à Bordeaux avant de déménager et de fabriquer des sacs à main chez Vuitton puis de customiser des casques d’équitation chez Antares. Sans oublier un passage à l’usine LU où elle met les biscuits Chamonix en boite. Mais les gestes répétitifs lui sont trop pénibles. Elle quitte alors son temps plein.

Une semaine qui se transforme en mois

Décidée à travailler malgré tout, Mireille se dirige vers l’intérim. Elle pousse, entre autres, la porte de ProActif. « J’ai 59 ans, mais j’ai toujours envie de travailler, de me sentir utile. Je suis minutieuse et j’aime faire du bon boulot, qu’il soit reconnu. »

Sensible à ces arguments, Sarah Fournier, qui a fondé l’agence de travail temporaire ProActif de Saintes, fait appel à elle pour remplacer un salarié dans une imprimerie de la région. Mireille passe de poste en poste, toujours soucieuse de bien faire, et la semaine d’origine dure plus longtemps que prévu ! « En fait, j’y suis restée plus de 1 mois ½ ! Comme je suis curieuse et polyvalente, j’ai fait du publipostage, de la reliure, de la préparation de calendrier. J’adore l’encre, le papier, l’écriture, donc l’univers de l’imprimerie me convenait parfaitement ! »

travail temporaire cuve vinUne cuve à vin, une perche et une éprouvette

En septembre, c’est la saison des vendanges et les exploitations recrutent des intérimaires. ProActif rappelle Mireille : les Caves de Saint Sulpice-de-Royan ont besoin de bras pour une mission bien particulière. « J’étais chargée de relever des échantillons dans les cuves ». Celles à l’extérieur sont très hautes, il faut monter à une échelle pour remplir l’éprouvette, redescendre sans rien renverser et ensuite mesurer la température et la densité du vin. Les cuves intérieures sont plus accessibles. Le plus difficile, ce sont les cuves en béton. Là, il y a 49 marches à grimper à chaque fois avec une perche et l’éprouvette au bout. Mais avant de la plonger dans la cuve, je devais percer le moût de raisin qui forme une pellicule en surface ! C’était une mission fatigante, mais c’est de la bonne fatigue. » Son mari, autorisé à venir visiter l’exploitation, lui dira plus tard : « Tu avais 10 ans de moins avec ta perche, en haut de l’échelle ! »

En fin de mission, Mireille reçoit les félicitations de toute l’équipe, qui l’invite à la fête des vendanges et lui offre un beau bouquet de fleurs. Une récompense très appréciée par cette dame réservée, qui ne demande qu’à relever de nouveaux défis professionnels.

Sarah Fournier : « Nous reconnaissons la bravoure, la capacité à se remettre en question et la force mentale de Mme Arché. Quel que soit l’âge, seule la volonté dirige nos parcours !!! »

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